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GEO-3 |
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La planète se trouve à la croisée des chemins : cest la conclusion du nouveau rapport lAvenir de lenvironnement mondial (GEO-3), que vient de publier le PNUE. Les décisions prises aujourdhui seront déterminantes pour les forêts, les océans, les cours deau, les montagnes, la faune et dautres systèmes dentretien de la vie dont les générations actuelles et futures dépendent. Létude en question résultat dune collaboration entre le PNUE et quelque 1 000 individus et 40 institutions de par le monde est lévaluation la plus fiable à ce jour de ce qui sest passé jusquà maintenant, du chemin parcouru et des orientations probables pour lavenir. Il contient des éléments dinformation opportuns à la veille du Sommet mondial sur le développement durable, fait la synthèse des principaux changements survenus ces trois dernières décennies dans le domaine de lenvironnement et indique de quelle manière des facteurs sociaux, économiques et autres ont contribué à cette évolution.
Bien que la communauté internationale accorde désormais une place beaucoup plus importante aux questions environnementales, les deux maux que sont la pauvreté et la consommation excessive continuent de peser sur la planète. GEO-3 innove en présentant au lecteur divers scénarios envisageables, afin de lui permettre de comprendre de quoi lavenir sera fait en fonction des politiques adoptées. Les différentes options évoquées sont les suivantes :
Selon le rapport, il faut privilégier certains domaines daction pour que le développement durable soit un succès. En premier lieu, il faut atténuer la pauvreté, freiner une consommation aujourdhui excessive, réduire la dette des pays en développement, mettre en place des structures de gestion et un financement adéquats pour lenvironnement. Nul nen doute au PNUE, la détermination et lingéniosité humaines sont telles quil sera possible dappliquer des politiques appropriées, de telle sorte que létat de lenvironnement aille saméliorant au vu et au su de tous, plutôt que dempirer à labri des regards.
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Les forêts et la diversité biologique LOrganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture estime que, depuis 1990, la superficie des forêts a décliné de 2,4 %. La perte et la fragmentation des forêts, des zones humides et des mangroves ont accru les pressions qui sexercent sur la faune mondiale. Douze pour cent des oiseaux de la planète et près dun quart de ses mammifères sont aujourdhui considérés comme menacés. A la fin de 2000, 2 % environ des forêts avaient reçu un certificat de gestion viable et la superficie totale des zones protégées, comme les parcs nationaux, avait plus que quadruplé (par rapport à 1970), passant de 2,78 millions de kilomètres carrés à 12,19 millions. |
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Latmosphère Lappauvrissement de la couche dozone a atteint un niveau record : en septembre 2000, la superficie du trou dozone au-dessus de lAntarctique dépassait 28 millions de kilomètres carrés. Cependant, entre 1997 (date de ladoption du Protocole de Montréal) et 2000, la consommation totale de produits chimiques appauvrissant la couche dozone a été réduite de 85 %, et lon prévoit que dici à 2050, la couche dozone devrait redevenir semblable à ce quelle était avant les années 1980. Quant aux concentrations dans latmosphère du dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, elle atteint 370 parties par million, soit une augmentation de 30 % par rapport à lère pré-industrielle, et les concentrations dautres gaz de ce type, dont le méthane et les halocarbones, ont également augmenté. En vertu du Protocole de Kyoto, les nations industrialisées doivent parvenir entre 2008 et 2012 à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre denviron 5 % au-dessous des niveaux de 1990. |
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Les terres Quelque 2 milliards dhectares de sols 15 % de la superficie émergée de la Terre, davantage que les Etats-Unis et le Canada combinés sont désormais classés parmi les zones dégradées en raison des activités humaines. Le sixième de cette superficie est « fortement » ou « extrêmement » dégradé. |
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Leau douce Au cours des années 1990, la proportion de la population mondiale bénéficiant dun système dapprovisionnement en eau amélioré est passée de 79 à 82 %. Mais quelque 1,1 milliard dindividus nont toujours pas accès à de leau salubre, et 2,4 milliards nont enregistré aucun progrès sur le plan de lassainissement. La diarrhée tue environ 2,2 millions de personnes par an : à titre de comparaison, le nombre de victimes serait le même si 20 avions gros porteurs sécrasaient chaque jour. Au milieu des années 1990, quelque 80 pays rassemblant 40 % de la population mondiale connaissaient une grave pénurie deau. Aujourdhui, la moitié environ des cours deau de la planète connaissent un degré de tarissement et de pollution alarmant. |
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Les zones côtières et marines On estime que 37 % de la population mondiale résidait à moins de 60 kilomètres dune côte en 1994 soit davantage que la population totale de la planète en 1950. En raison de ses répercussions sur la santé humaine, la contamination du milieu marin entraînerait des dépenses de près de 13 milliards de dollars par an. A lheure actuelle, un peu moins du tiers des ressources halieutiques mondiales est considéré comme en voie dépuisement, surexploité ou en période de régénération en raison de la surpêche encouragée par les subventions versées aux pêcheurs, dont le montant dépasserait 20 milliards de dollars par an. Le Programme daction mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres a été lancé en 1995 par le PNUE et revitalisé en 2001, et la totalité ou presque du milieu marin de la planète bénéficie désormais de son Programme des mers régionales. |
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PHOTOS : J.E.Shumaker III/UNEP/Still Pictures, T. Alipalo/UNEP/Topham, T. Buraraksakiet/UNEP/Still Pictures, Lorraine Adams/UNEP/Topham, Teoh Chin Hock/UNEP/Topham |
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