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Harrison Ford Acteur célèbre dans le monde entier et écologiste convaincu |
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Au cur de lAmérique centrale vit une fourmi au nom célèbre. Récemment découverte, la Pheidole harrinsonfordi native du Honduras et de Belize, a été baptisée ainsi en lhonneur du travail effectué en faveur de lenvironnement par le héros des films dIndiana Jones et de la Guerre des étoiles. Cest en effet en qualité de défenseur de la diversité biologique de la Terre que Harrison Ford joue son rôle le plus important même sil est moins connu. A 61 ans, lacteur qui est vice-président de Conservation International et fait partie de son conseil dadministration depuis plus de dix ans est convaincu que « la conservation de la diversité biologique est le grand problème de notre temps ». Avec 35 films à son palmarès dont dix ont réalisé des recettes record, supérieures à 100 millions de dollars au box-office Harrison Ford a reçu presque autant de récompenses pour son action en faveur de lenvironnement que pour les héros quil incarne, mais donner son nom à une fourmi est sans conteste la plus originale. Le « baptême » eut lieu à linitiative du Professeur E.O. Wilson entomologiste de renom et lauréat du Prix Pulitzer qui siège lui aussi au conseil de Conservation International qui avait autorisé celui-ci à baptiser plusieurs espèces de fourmis découvertes par lui et dautres scientifiques. Le conseil dadministration décida donc dhonorer certains de ses plus fervents défenseurs : Gordon Moore, le cofondateur dIntel, et son épouse partagent désormais leur patronyme avec une fourmi mexicaine. Harrison Ford confie quil a commencé à sintéresser à lenvironnement après avoir acheté un splendide ranch de plus de 400 hectares à Jackson dans le Wyoming. Cest là quil a pris conscience « de ses responsabilités ». Il se souvient comment la « beauté de la nature » la alors sensibilisé « aux grands besoins de la Terre ». Il a dailleurs cédé près de la moitié de ses terres au Jackson Hole Land Trust, à des fins de conservation. Lannée dernière, dans le cadre dune campagne de publicité télévisée pour le compte de Conservation International, il comparait les régions biologiques les plus importantes du monde aux organes les plus critiques du corps humain. Le c:ur, disait-il, représente un peu plus de 1 % du poids du corps. De même, notre Terre possède des régions représentant un peu plus de 1 % de sa superficie qui sont tout aussi cruciales pour notre survie. Ces points chauds abritent plus de 60 % des espèces du monde. Il est convaincu que « notre santé est entièrement tributaire de la vitalité de toutes les espèces de la Terre ». Lorsque nous protégeons les lieux où peuvent sépanouir les processus de vie, nous renforçons non seulement lavenir de la médecine, de lagriculture et de lindustrie, mais également les conditions essentielles à la paix et à la prospérité. Il considère la lutte pour lenvironnement comme « une guerre sans ennemi maléfique » et il est convaincu que celle-ci peut être gagnée. « Ce que nous faisons aujourdhui tracera la route et servira dexemple aux générations à venir ». Parallèlement à son action au sein de Conservation International, il est aussi le premier « gardien volant » de Riverkeeper, une organisation environnementale qui identifie et poursuit en justice les pollueurs de lHudson, fleuve qui coule à proximité de sa demeure dans lEtat de New York. Il patrouille le bassin du fleuve en hélicoptère, ce qui lui a valu cette année de recevoir le Prix Lindbergh.
Parmi les autres récompenses qui lui ont été décernées, citons encore le Prix mondial du citoyen écologique de la Faculté de médecine de Harvard, le Prix Cecil B. deMille (Golden Globes) couronnant lensemble de sa carrière, le Prix mondial décologie du Centre international pour lécologie tropicale, et le Prix People's Choice du meilleur acteur de tous les temps. Mais peut-être la reconnaissance la plus grande reste-t-elle le nom dun petit insecte dAmérique centrale
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