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des parcs |
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Kenton Miller et Achim Steiner lèvent le rideau sur le Congrès mondial sur les parcs de Durban |
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Le cinquième Congrès mondial sur les parcs de lUICN, qui réunit à Durban quelque 3 000 participants venus de plus de 170 pays, sera déterminant pour la prochaine décennie de développement des aires protégées terrestres et marines du monde entier. Seul forum mondial concernant les aires protégées, il représente une occasion unique détudier les réussites et les échecs passés et d:uvrer à lavenir durable des parcs et au nôtre.
Les divers Congrès mondiaux sur les parcs organisés sur quatre décennies le premier eut lieu à Seattle en 1962 ont tous été des événements internationaux charnières qui ont amené dimportants changements pour les aires protégées aux niveaux mondial, régional, national et local. Les deux premiers congrès, organisés tous deux aux Etats-Unis, sensibilisèrent lopinion au caractère mondial des aires protégées et du mouvement en faveur des parcs ceux-ci cessèrent dêtre considérés comme lunique responsabilité des gouvernements nationaux. En 1982, le Congrès de Bali le premier à avoir lieu dans le monde en développement se fit lécho des liens existant entre les aires protégées et les questions de développement humain. Le Congrès de Caracas (1992), avec le Symposium dAlbany (1997), aboutirent à une nouvelle réflexion : les aires protégées furent dès lors considérées dans un cadre plus large et non plus comme de simples îlots de diversité biologique. Tous les congrès sur les parcs ont eu un formidable impact, en ce quils ont aidé les gouvernements à créer de nouvelles aires protégées et à affecter des ressources plus conséquentes à la conservation de la biodiversité. Il est relativement facile pour les gouvernements et le secteur privé de déclarer quils prennent des initiatives en faveur des aires protégées. Le Congrès mondial sur les parcs les obligent à faire le bilan de leurs actions. Sa Carte des aires protégées qui comprend une nouvelle « Liste des Nations Unies pour les aires protégées » et un « Rapport sur létat des aires protégées du monde » fournit une analyse approfondie du statut mondial des aires protégées au début du 21e siècle. Le programme du Congrès cherche à favoriser un débat dynamique tout en mettant laccent sur laspect technique. Il a une utilité pratique pour « les gens des parcs » et pour les diverses parties prenantes en dehors des parcs. Il aide aussi à développer les capacités pour améliorer la conservation de la diversité biologique à travers le monde. Il donne loccasion de prendre des engagements, de former des partenariats, déchanger des idées et de commencer à dialoguer. Une session spéciale met laccent sur les rapports entre les aires protégées et de nombreux autres intérêts, dont le tourisme, lexploitation minière, pétrolière et gazière, les populations indigènes et traditionnelles, le secteur des pêches, et les autorités responsables de la fourniture en eau. Une autre session spéciale, consacrée aux aires protégées africaines, fait le bilan des nombreuses initiatives prises par le Congrès et fournit des recommandations vitales en matière daction.
Le Congrès peut inciter les décideurs à aller au-delà du stade du dialogue pour passer à laction par lintermédiaire dun Accord de Durban qui fournit une déclaration conjointe succincte de vision des aires protégées et des recommandations mondiales sur les changements à opérer. A lUniversité de Yale, dans le cadre de lAccord de la jeunesse de Durban, des étudiants ont répertorié les idées proposées par des jeunes du monde entier pour mieux gérer les aires protégées à lavenir. Le Congrès présentera à la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique de lannée prochaine le plan de travail quil a élaboré. En dernière analyse, nous espérons que le Congrès permettra de faire avancer les Objectifs de développement du millénaire et daider à réaliser des scénarios de développement durable pour lesquels les aires protégées constitueront des éléments essentiels du paysage Kenton Miller est Président de la Commission mondiale de lUICN sur les aires protégées et Achim Steiner est Directeur général de lUICN. Photo : Gina Doggett/IUCN
Questions centrales : le rôle des aires protégées par rapport à la pauvreté et aux besoins humains ; comment les aires protégées anticipent-elles et sadaptent-elles au changement mondial biophysique, économique et social ; la logique derrière les aires protégées en tant quinvestissement dans un avenir durable ; et la contribution des aires protégées à la paix et à la sécurité. Secteurs communs à lensemble du Programme du Congrès : aires marines protégées, Patrimoine mondial, et communautés et équité. Laccent sera mis sur laugmentation de la protection de notre environnement marin (actuellement moins de 1 %) ; sur la constitution des capacités en créant et en gérant les sites iconiques du monde ; et sur lexamen des aires protégées gérées au niveau local et de la nécessité dadopter des approches plus participatives et plus équitables. Le Programme comporte notamment : Quatre symposiums au cours desquels des intervenants de calibre international évoqueront les questions les plus importantes pour les aires protégées ; sept ateliers la partie centrale du programme qui étudieront en détail les problèmes communs à toutes les aires protégées du monde ; deux jours de visites sur le terrain dans les aires protégées de la province de KwaZulu Natal ; des séances plénières pour débattre des résultats et des recommandations émanant des ateliers et des thèmes communs.
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