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Seema Paul présente certaines initiatives prises pour assurer la conservation et le développement durable des sites du Patrimoine mondial naturel |
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Si la diversité biologique est létalon qui permet de mesurer la vie sur Terre, les sites du Patrimoine mondial naturel constituent peut-être les endroits idéals pour prendre le pouls de la planète. On sait en effet quils abritent les habitats les plus importants pour la conservation de la diversité biologique dans le monde.
La Convention du Patrimoine mondial de lUNESCO les désigne comme des lieux possédant « une valeur universelle exceptionnelle... à la protection de laquelle il est du devoir de la communauté internationale tout entière de coopérer ». Pourtant, ces sites sont souvent confrontés aux mêmes problèmes que ceux qui menacent la diversité biologique mondiale, comme la perte dhabitat, les espèces envahissantes, la surexploitation et la pollution. Leur statut ne sest pas toujours traduit par une aide nationale ou internationale à la conservation. Beaucoup, de même que les Nations Unies, souffrent dun manque de ressources, et nont pas les capacités nécessaires pour assurer la protection de leur diversité biologique. La Fondation des Nations Unies (FNU) concentre ses travaux en faveur de la diversité biologique sur ces sites, tant pour protéger certains trésors biologiques parmi les plus importants de la Terre que pour favoriser le développement durable. Tout en :uvrant à la protection des merveilles du monde naturel, elle profite des projets installés sur ces sites pour promouvoir des approches renouvelables de conservation, capables de répondre aux préoccupations humaines. Ce faisant, elle espère sensibiliser davantage le public au besoin urgent de protéger la diversité biologique et influencer ainsi le financement de nouvelles initiatives dans ce domaine. La FNU fut le premier organisme à concentrer ses fonds sur des sites du Patrimoine mondial, et elle a triplé les ressources quelle leur consacre ne serait-ce que dans le cadre de lUNESCO. Elle a également incité le Fonds pour lenvironnement mondial (FEM) à investir des dizaines de millions de dollars en fonds parallèles, et elle travaille avec le PNUE, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), lOrganisation pour lalimentation et lagriculture (FAO) et de nombreuses autres organisations. Des partenariats créés par la FNU avec le Fonds mondial pour la nature (WWF) et Conservation International permettront au Centre du Patrimoine mondial dexploiter les réseaux existants et de disposer pour la première fois dune capacité de conservation sur le terrain. Ainsi, la FNU est en train de renforcer la capacité générale des Nations Unies en matière de conservation grâce à des partenariats public/privé. Les sites et parcs nationaux ayant déjà bénéficié dune aide sétendent de la Chine à lArgentine rivière souterraine aux Philippines, Himalaya, îles Komodo en Indonésie (qui abritent les fameux « dragons ») et la Forêt impénétrable dOuganda.
Le PNUE, le Centre du Patrimoine mondial, le Centre pour la conservation tropicale RARE et AVEDA, la société de cosmétiques soucieuse de lenvironnement, collaborent à un projet de la FNU de 2,5 millions de dollars sur quatre ans, destiné à associer le tourisme durable et la conservation de la diversité biologique dans six sites du Patrimoine mondial. La FAO, elle, est en train de développer des entreprises forestières locales qui favoriseront une gestion durable des ressources naturelles dans deux autres sites. Vous trouverez au fil des pages dautres exemples de réussites. Les travaux entrepris pour conserver cinq sites menacés du Patrimoine mondial, situés en République démocratique du Congo sont particulièrement importants puisquils pourraient constituer un modèle de préservation de la diversité biologique en période de conflit : cest déjà ainsi quils sont décrits par la prestigieuse publication du Programme de soutien à la diversité biologique intitulée The Trampled Grass: Mitigating the Impacts of Armed Conflict on the Environment (lherbe foulée : atténuer limpact des conflits armés sur lenvironnement). La Société pour la biologie de conservation a attribué son Prix 2002 à la Fondation Charles Darwin, notamment pour ses travaux parrainés par la FNU sur les espèces envahissantes des Galapagos ; et le projet dapiculture du Mont Kenya a été récompensé plusieurs fois et sest vu décerner le premier prix de Poverty Challenge Expo en 2000 et 2001.
Si les projets de ce genre se multiplient, le pouls de la planète battra un peu plus régulièrement
Seema Paul est Responsable de programme en charge de la diversité biologique à la Fondation des Nations Unies. Photo : Hoang Them/UNEP/Topham |
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