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En bref : lénergie |
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Chaque année, des millions dêtres humains dont beaucoup ont moins de cinq ans meurent faute davoir accès à des sources dénergie modernes. Deux humains sur cinq sont obligés de brûler du bois, du charbon, des déjections animales et dautres formes de « biomasse traditionnelle », généralement dans des âtres et des foyers ouverts. La fumée ainsi dégagée contient un cocktail de produits chimiques toxiques, qui envahissent leur logement et provoquent de graves infections respiratoires, de lasthme, des cancers et dautres maladies. Il sagit-là dune crise environnementale parmi les plus importantes et les moins connues au monde. Elle est en train de saggraver : laccès à lénergie ne parvenant pas à suivre la croissance démographique, de plus en plus de gens sont obligés de recourir aux combustibles traditionnels. Parallèlement, la consommation énergétique des riches est responsable dun autre problème de plus en plus urgent celui du réchauffement mondial. Les émissions de dioxyde de carbone émanant des combustibles fossiles ont plus que doublé depuis 1965 : les températures mondiales et les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre sont également en hausse. Les premiers signes du changement climatique sont déjà visibles : retrait des glaciers, amincissement de la banquise, hausse du niveau des mers, et surtout, intensification des tempêtes et des sécheresses. Si nous narrivons pas à maîtriser la rapidité du changement, nous serons à la merci des catastrophes naturelles. Ce sont les pays développés qui émettent les plus grandes quantités de dioxyde de carbone. Les émissions par personne sont dix fois plus élevées en Amérique du Nord que dans lensemble des nations en développement. Il est urgent que les pays riches réduisent leur consommation énergétique, en conservant lénergie les experts sont nombreux à demander à ce que lefficacité quadruple dici à 2012 de même quil est urgent que les pays pauvres augmentent la leur de manière efficace afin de se développer. Les sources dénergie modernes renouvelables qui font appel au soleil, au vent et à lhydroélectricité à petite échelle, par exemple peuvent se révéler utiles dans les deux domaines. Distribuées gratuitement par la nature, elles peuvent apporter lélectricité et une énergie non polluante aux villages très dispersés qui abritent environ la moitié de la population mondiale. Et leur vaste potentiel pourrait permettre aux pays développés de sengager sur la voie dune énergie durable qui lutte contre le réchauffement mondial et dautres formes de pollution. Jusquà présent cependant, ils ont suscité un intérêt bien trop limité : les énergies solaire et éolienne, bien quen croissance rapide, continuent de ne représenter que 0,02 % chacune des ressources énergétiques mondiales. Il est grand temps que sopère une nouvelle révolution énergétique. Geoffrey Lean
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Répartition de la biomasse dans la consommation énergétique nationale, 2001 Quelque 2,5 milliards de personnes nont accès à aucune forme dénergie moderne et sont obligées de brûler la « biomasse traditionnelle » comme le bois, le charbon et les déjections animales, pour se chauffer et cuisiner. Dans certains pays, la biomasse constitue plus de 90 % des ressources énergétiques nationales. Cest la plus utilisée des énergies renouvelables mais cette appellation est erronée à bien des égards, car en déboisant et en recueillant les déchets de la terre plus rapidement quon ne les remplace, on appauvrit le sol et on favorise lérosion. Voir graphique |
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Tendances en matière dutilisation de la biomasse en tant que combustible de cuisson par rapport au PNB par personne Plus un pays est pauvre, plus ses habitants sont tributaires de la biomasse traditionnelle, et plus ils sont susceptibles de décéder des suites dune maladie. En Tanzanie, les enfants qui meurent dinfections respiratoires graves avant leur cinquième anniversaire sont trois fois plus susceptibles que les enfants en bonne santé davoir dormi dans une pièce équipée dun fourneau à foyer ouvert. Voir graphique |
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Ressources énergétiques primaires mondiales, 2001 Les combustibles fossiles continuent à fournir près de 80 % de lénergie mondiale, bien quils soient en repli par rapport aux 86 % environ de 1971. Ils sont actuellement utilisés par moins dun cinquième de lhumanité, qui vit dans les pays de lOCDE. Lénergie renouvelable moderne continue à ne représenter quune part minime : il sagit généralement dhydroélectricité produite par de grands barrages souvent nuisibles à lenvironnement et aux populations. Voir graphique |
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Priorités en matière de R&D dans les grands pays industrialisés Depuis plusieurs décennies, les pays développés consacrent la majeure partie de leur budget de recherche au nucléaire, énergie qui na pas répondu aux attentes. La construction de nouveaux réacteurs a enregistré une forte baisse entre les années 1970 et les années 1980. Depuis 15 ans, on construit très peu de nouveaux réacteurs. Il faut fortement intensifier la recherche dans le domaine des énergies renouvelables si nous voulons quelles atteignent leur potentiel et quelles favorisent le développement durable des pays développés et en développement. Voir graphique |
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Scénarios Les températures mondiales de même que les concentrations de CO2 vont continuer à augmenter, mais il est possible de limiter le taux de hausse. Dans quatre scénarios envisagés par le PNUE, « Priorité à la durabilité » est le seul à placer les concentrations sur une trajectoire de stabilisation dici le milieu du siècle et à permettre une réduction du taux de hausse des températures dans les 50 prochaines années. Ce dernier scénario envisage néanmoins une hausse bien supérieure à 0,1 degré par décennie, niveau au-dessus duquel les écosystèmes sont susceptibles de souffrir. Voir graphique |
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