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Un avenir PLUS RADIEUX |
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décrit les initiatives de plus en plus efficaces prises dans le monde entier en faveur dune énergie non polluante et du développement durable |
| Poumon de léconomie mondiale, lénergie est la condition indispensable au développement. Dans le monde industrialisé, sa consommation élevée est désormais synonyme de consumérisme et de modernité, tandis que dans les pays en développement, son usage accru sert à couvrir les besoins humains les plus fondamentaux. En fournissant suffisamment de lumière pour prolonger le jour, en apportant lénergie nécessaire à la cuisson des repas et en alimentant une pompe permettant déliminer les longues et pénibles marches en quête deau, une quantité modique dénergie commerciale permet de libérer des millions de personnes du carcan de la pauvreté. La disparité flagrante existant au niveau de la consommation énergétique par personne est un triste rappel de lampleur des inégalités devant laccès aux services fondamentaux dans les pays les moins développés, la consommation énergétique par personne ne représente que 1 % de celle des nations industrialisées.
Le défi de lénergie au service du développement se résume principalement à deux questions distinctes mais connexes : laccès à lénergie et limpact environnemental. Il est crucial détendre les approvisionnements à ceux qui ne bénéficient pas encore de sources énergétiques modernes. Quelque 2 milliards de personnes nont pas lélectricité, et elles doivent donc se contenter de sources limitées de kérosène, de charbon ou dautres combustibles de qualité médiocre. Il faut que les pays en développement produisent plus dénergie, pour atténuer la pauvreté et répondre à une demande croissante. Cependant, la consommation accrue dénergie commerciale saccompagne dimpacts environnementaux considérables. On estime que chaque année la pollution ambiante locale provoque 4 millions de décès prématurés, principalement chez les jeunes enfants exposés à des combustibles de cuisson polluants. Les coûts économiques de la pollution de lair représentent plus de 350 milliards de dollars par an, soit 6 % du produit national brut des pays en développement. A cela vient sajouter le risque mondial de changement climatique associé à laccumulation de gaz à effet de serre issus de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel. Malgré leur consommation par personne relativement modeste, les pays en développement affichent la croissance économique et démographique la plus rapide : dans quelques décennies, il est probable que leurs émissions de gaz à effet de serre seront supérieures à celles des pays industrialisés. Le Fonds pour lenvironnement mondial (FEM) est convaincu que laccélération du passage à une énergie efficace et renouvelable saccompagnera dénormes avantages socio-économiques et environnementaux. Principale source de financement de lénergie renouvelable dans les pays en développement, le FEM joue un rôle prépondérant en compagnie du PNUE, du Programme des Nations Unies pour le développement et de la Banque mondiale dans la dissémination des technologies énergétiques non polluantes. En lespace de douze ans, son portefeuille de projets liés aux énergies non polluantes est passé à plus de 1,6 milliard de dollars de subventions, accordées à des initiatives représentant une valeur totale de plus de 10,6 milliards de dollars. En Inde, par exemple, lénergie renouvelable est en plein essor. Les incitations fiscales sur les investissements mises en place par le Gouvernement, les financements commerciaux et les réglementations favorables ont tous contribué à cet essor. Dès lannée 2000, près de 1 200 MW de capacité éolienne étaient installés dans le pays, pratiquement entièrement par le secteur privé. Des dizaines de fabricants intérieurs sont apparus, qui exportent déjà des turbines de haute technicité à vitesse variable. Le FEM a participé au financement de 41 MW issus dinstallations de turbines éoliennes et de 45 MW de capacité mini-hydraulique dans le pays, dans le cadre de son projet de développement de lénergie renouvelable. Quant à lAgence indienne de développement de lénergie renouvelable, renforcée par lassistance dont ont bénéficié ses projets, elle a financé encore 360 MW de centrales éoliennes et 130 MW de centrales mini-hydrauliques. De même, le FEM a eu un impact considérable en matière de développement de lénergie solaire pour la production délectricité et deau chaude dans des pays aussi différents que la Chine, le Pérou et le Ghana. Au Sri Lanka, le Projet de fourniture de services énergétiques est une des initiatives solaires les plus performantes du monde : notre contribution a permis dapprovisionner en électricité des villages qui nétaient pas desservis par le réseau national. Fin 2002, près de 20 000 foyers sri lankais disposaient déjà de systèmes individuels délectricité solaire grâce à une formule novatrice de microfinancements facilitant lobtention de prêts bancaires aux familles rurales désireuses de séquiper. Au Maroc, un projet du FEM facilite lachat de chauffe-eau solaires moins onéreux que les modèles conventionnels et qui permettent déconomiser de lénergie. Des organismes gouvernementaux et des sociétés privées ont été formés pour promouvoir, évaluer et installer des chauffe-eau solaires chez les particuliers et dans les entreprises, et 80 000 mètres carrés de collecteurs deau chaude solaire sont déjà installés. Les sociétés énergétiques dynamiques en quête dopportunités dinvestissement dans les pays en développement sattachent de plus en plus à garantir des avantages économiques et environnementaux. Sur trois continents, le FEM travaille en partenariat avec elles afin de partager les risques inhérents à lexpansion des marchés de lénergie renouvelable et des produits présentant une bonne efficacité énergétique, accélérant ainsi la transition vers lénergie non polluante. En Chine, un nouveau programme de transformation du marché des réfrigérateurs moins énergivores est déjà en train de modifier la structure fondamentale du marché grâce aux nouvelles normes adoptées. En Pologne, un autre programme a eu un impact considérable sur le marché des lampes fluorescentes. La baisse des prix rendue possible par des subventions aux fabricants et associée à une vaste campagne médiatique a permis de vendre plus de 1,2 million de lampes en trois ans, faisant passer la proportion de foyers polonais les utilisant de un sur dix à un sur trois. Le projet a fait la preuve des avantages financiers et commerciaux de léclairage à haut rendement énergétique, et il a permis déconomiser de vastes quantités dénergie et de réduire les émissions de
Les stratégies de promotion de lénergie non polluante du FEM soulignent la nécessité de disposer de modèles commerciaux durables, de partenariats nationaux et de leviers financiers. Lindustrie de lénergie durable représente aujourdhui plus de 10 milliards de dollars par an et elle connaît une croissance à deux chiffres. Trente sociétés majeures dont BP et Shell International ont annoncé quelles prévoyaient dinvestir de 10 à 15 milliards de dollars dans lénergie renouvelable à travers le monde dans les cinq prochaines années. Les organismes de développement ont multiplié les initiatives pour favoriser le développement du marché en semployant à faire tomber les barrières commerciales, et certains marchés de lénergie renouvelable dans les pays en développement au Kenya, par exemple sont apparus sans aide au développement explicite, principalement grâce aux initiatives privées. Nous continuerons à stimuler ce genre dinvestissement novateur et à jouer un rôle prépondérant dans la promotion de lénergie non polluante. Leonard Good est Président-Directeur général du Fonds pour lenvironnement mondial. Le Fonds pour lenvironnement mondial rassemble 175 gouvernements membres en partenariat avec le secteur privé, les organisations non gouvernementales et les institutions internationales en vue daborder de complexes problèmes environnementaux mondiaux tout en favorisant les initiatives nationales de développement durable. Il a déjà attribué des subventions à concurrence de 4,5 milliards de dollars et favorisé des financements supplémentaires à hauteur de 14,5 milliards de dollars pour plus de 1 200 initiatives dans plus de 140 pays en développement. En août 2002, les pays bailleurs de fonds ont promis 3 milliards de dollars supplémentaires la plus importante dotation de lhistoire du FEM pour lui permettre de développer et daccélérer ses travaux. |
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