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Le fleuve Cauvery prend sa source dans le Karnataka, mais cela fait quatre-vingts ans que cet Etat partage équitablement ses eaux avec le Tamil Nadu, situé en aval. Pourtant, depuis les importantes pénuries deau de la fin des années 1980, le Karnataka commence à se réserver de plus en plus deau. Des émeutes liées à leau ont éclaté dans les villes Tamil, et une longue bataille juridique est en cours. Les choses se sont encore envenimées parce que, par deux fois en trois ans, la mousson nest pas arrivée. Les fleuves sont à sec, les cultures dépérissent et les gens ont faim. Quelles sont les solutions ? Tout dabord, il faut que nous réapprenions à respecter leau. Il faut arrêter de polluer et il faut traiter les effluents pour que leau des fleuves retrouve sa propreté. Ensuite, il faut trouver des moyens déconomiser leau et de mieux lutiliser. Les réseaux dadduction des villes ont de nombreuses fuites qui pourraient être colmatées pour économiser leau. Enfin, nous devrions réfléchir à la manière dont nous obtenons notre eau propre. On ne peut pas toujours compter sur les fleuves et encore moins sur les grands barrages. LInde possède des milliers de grands barrages. Mais des millions de personnes ont été expulsées des zones à inonder sans avoir été indemnisées correctement. Ce qui explique que les nouveaux projets de barrages provoquent une levée de boucliers. |
Et le projet consistant à relier tous nos fleuves principaux pourrait faire intensifier les protestations. Lidée consiste à prélever leau du Gange et dautres fleuves du Nord humide pour en faire profiter les zones arides du Sud. Certains disent que cela permettra de résoudre nos problèmes deau. Dautres considèrent que le projet est beaucoup trop coûteux et quil obligera encore des millions de personnes à quitter leur village. Il existe peut-être dautres solutions. Nous pourrions, par exemple, recueillir leau de pluie avant quelle ne tombe dans les rivières au moment où elle est encore propre. De nombreuses personnes recueillent déjà leau de pluie qui coule du toit de leur maison. Nous pourrions tous le faire. A lépoque où les grands barrages nexistaient pas encore, les Indiens creusaient des milliers de petits réservoirs et de mares pour recueillir les eaux de pluie. Aujourdhui, ceux-ci sont souvent boueux et à labandon. Mais si nous les nettoyions, les Indiens auraient leur propre réserve deau pour la saison sèche. Nous avons tous le devoir de préserver notre patrimoine hydrique. Autrement, lorsque nos enfants nous demanderont ce que sont devenus les fleuves que vénéraient nos ancêtres, nous naurons plus que des larmes pour leur répondre. |
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| Liens Relatifs: Our Planet 1996 Water Issue Our Planet 1998 Freshwater Issue AAAS: Freshwater AAAS: Freshwater wetlands AAAS Mangroves and Estuaries Version PDF |
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