A dix-sept ans, Vu Thuy Ahn a déjà remporté une campagne concernant l’alimentation en eau de sa ville, Hoa Ma Hai Noi, au Viet Nam. Grâce à elle, les fillettes de la ville peuvent désormais fréquenter l’école toute l’année.

Pour Vu Thuy Ahn et ses compagnes, le problème était que chaque année, six mois durant, les réserves d’eau de la ville s’épuisaient. Les fillettes passaient alors leurs journées à effectuer 30 kilomètres à pied pour aller chercher l’eau de source nécessaire aux besoins de leur famille. Grâce à Vu Thuy Ahn, la ville a obtenu une subvention et un parrainage pour la construction d’une citerne et de conduites permettant d’amener l’eau jusqu’au centre. Aujourd’hui, la ville a de l’eau et les fillettes vont à l’école.

Pour être sûr d’avoir de l’eau, la méthode la plus simple consiste à recueillir et à conserver l’eau de pluie. Les Chinois ont installé plus de 5 millions de réservoirs pour stocker l’eau de pluie recueillie sur les toits, dans les cours et dans les champs. On estime que ces réservoirs fournissent déjà de l’eau potable à 15 millions de personnes et qu’ils permettent d’irriguer plus d’un million d’hectares de terres agricoles.

 

A Nairobi, la capitale du Kenya, les Ushindi, dix jeunes âgés de seize à vingt-trois ans, sont en train de creuser un puits pour leur quartier. Pour le moment, les habitants doivent faire 2 kilomètres à pied pour aller chercher de l’eau. Et durant la saison sèche, l’eau se fait très rare. Quand les gens n’ont pas suffisamment d’eau pour se laver, les maladies se propagent rapidement.Le nouveau puits devrait fournir de l’eau toute l’année. Les jeunes ont besoin de fonds supplémentaires pour terminer le travail, mais ils promettent que lorsque le puits sera terminé, ils l’entretiendront bien et vendront l’eau très peu cher aux habitants du quartier. Cela facilitera grandement la tâche de tous ceux qui vont chercher de l’eau. Les Ushindi ont également l’intention de créer un grand potager communautaire. Ils n’ont pas l’intention d’échouer : en kiswahili, « Ushindi » signifie « Victorieux » !

 

Au Nigeria, en période de fortes pluies, les villageois recueillent l’eau qui se dépose sur les larges feuilles de certains arbres – comme les bananiers, par exemple. Ils canalisent l’eau au moyen de pousses de bambou creuses et s’en servent pour se désaltérer, cuisiner et se laver.

           
 
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