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Camila Argôlo Godhino Conseillère de Tunza pour l'Amérique latine et les Caraïbes |
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J'ai 23 ans, et je m'intéresse activement au développement durable parce que je rêve d'un monde meilleur pour les enfants que j'aurai un jour. J'ai commencé à travailler avec des communautés et des animateurs de jeunes après m'être rendu compte qu'il ne suffisait pas de lire, d'écrire et d'élaborer de grands projets de recherche mais qu'il fallait aussi transmettre toutes ces connaissances à d'autres. J'ai commencé à donner des cours d'environnement en association avec une organisation non gouvernementale qui s'appelle Cacto e Trevo, et dans le cadre de projets éducatifs liés à mon université. Quand j'étais étudiante, j'ai participé à un maximum de conférences et j'ai essayé de nouer un maximum de contacts. Ce réseau m'a permis de me familiariser avec les conférences internationales et il m'a appris que je pouvais participer à des groupes de jeunes internationaux comme le groupe des jeunes (Youth Caucus) de la CDD (la Commission du développement durable). En juin 2002, avec trois autres groupes de jeunes brésiliens, j'ai participé à Rio+10 Brésil, une conférence qui préparait le Sommet mondial sur le développement durable. Nous avons eu énormément de difficulté à obtenir les fonds nous permettant de nous y rendre. J'ai compris à ce moment-là qu'en tant que jeune, j'allais avoir du mal à être reconnue et respectée. En rentrant, j'ai eu envie de parler à mes camarades animateurs de toutes les opportunités qui existent de montrer au monde les formidables projets que nous organisons au niveau local. J'ai lancé un mouvement destiné à créer des Conseils de jeunes dans tous les Etats brésiliens, et à faire en sorte que les initiatives prises par les jeunes soient reconnues. L'idée était également de permettre aux associations de jeunes de percevoir une aide financière et d'être épaulées au niveau de la constitution de capacités. Mon travail m'a conduite à la Retraite mondiale des jeunes, où j'ai été élue au Conseil consultatif des jeunes du PNUE. En août 2003, lors de la Conférence internationale des jeunes TUNZA, je suis devenue Conseillère jeunes du PNUE, représentant l'Amérique latine et les Caraïbes. Ce poste va m'ouvrir des possibilités insoupçonnées. Avec les jeunes de ma région, je vais apprendre à rendre le monde plus durable. Mon pays est en train de changer. Les animateurs de jeunes commencent à pouvoir s'exprimer et ils souhaitent jouer un rôle plus actif. D'ailleurs, le Ministère des Affaires environnementales a créé des Conseils nationaux de jeunes pour l'environnement dans les 26 Etats et districts fédéraux. Les membres de ces conseils viennent de participer à l'Initiative jeunesse pour la durabilité, pour laquelle j'ai joué le rôle de facilitatrice, et je suis également membre du conseil de mon Etat. Je suis convaincue que nous devons nous battre pour réaliser nos rêves, même lorsqu'on nous dit qu'ils sont irréalisables. La jeunesse actuelle a un rôle important à jouer pour que le monde meilleur que je souhaite pour mes enfants devienne réalité. ILLUSTRATION : DEIA SCHLOSBERG/PCI |
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