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| photo: tore brevik | ||||
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Elisabeth Helseth a rencontré Tore Brevik Les Jeux olympiques sont spectaculaires et passionnants, mais ils peuvent aussi menacer l'environnement - notamment dans la ville ou le pays qui les accueille. Heureusement, depuis dix ans, on s'intéresse de plus en plus aux aspects environnementaux des Jeux et d'autres grandes manifestations sportives. Tore Brevik, qui fut durant de longues années le Directeur de la communication et de l'information publique du PNUE, a beaucoup fait pour que les Jeux olympiques Tore considère que, pour devenir les premiers « Jeux olympiques verts » Lillehammer partait avec une longueur d'avance dans la mesure où les Norvégiens ont toujours accordé une grande importance à la nature et à l'environnement. A l'époque, 67 % des habitants de Lillehammer plaçaient l'environnement en tête de liste de leurs priorités, loin devant l'emploi, l'amélioration des routes ou même les médailles d'or norvégiennes. La coopération entre les différents groupes participant aux C'est en grande partie grâce à cette belle réussite que le Comité international olympique (CIO) décida en 1995 de faire de l'environnement la troisième dimension des Jeux olympiques, au même titre que le sport et que la culture. La même année, le CIO et le PNUE signaient un accord de coopération appelant à prendre des initiatives dans le domaine des sports et de l'environnement. |
« Suite à la nouvelle importance accordée à l'environnement », explique Tore, « le choix de Sydney se fonda en grande partie sur les pratiques environnementales ». Les Jeux de Sydney de l'an 2000 furent considérés comme les « Jeux les plus verts de toute l'histoire ». Aujourd'hui, le dossier de toute ville candidate doit comporter un programme environnemental, et les médias et les associations écologiques comme Greenpeace veillent à ce que les villes d'accueil tiennent leurs promesses. Il ajoute : « Aujourd'hui, on ne peut pas organiser de grands événements sportifs, et certainement pas des Jeux olympiques, sans tenir compte de l'environnement. » Il explique que le mouvement olympique possède sa version personnelle du programme Action 21 « du sport en faveur du développement durable », qui fait suite au Sommet « planète Terre » de Rio de 1992. Ce plan d'action établit « les considérations environnementales dont il faut tenir compte en matière de sport ». Il ajoute : « Bien entendu, les organisations ont besoin de ce genre de documents, mais ce « On ne peut pas faire du sport si on ne dispose pas d'un environnement sain, dont l'eau et l'air ne sont pas pollués. Nous voulons sensibiliser les dirigeants sportifs et les athlètes, de façon à ce qu'ils ne s'imaginent pas que des conditions favorables sont toujours réunies. « Le sport nous touche tous, même si nous nous contentons de le regarder à la télévision. Nous nous intéressons énormément aux athlètes, ce qui fait d'eux des modèles importants. C'est pour cette raison que le PNUE travaille avec eux et avec les organisations sportives : lorsqu'ils montrent le bon exemple, le public s'en aperçoit et cela a des effets bénéfiques. » Tore est convaincu que les Nations Unies vont attacher de plus en plus d'importance au sport, et au jeu - aujourd'hui reconnu comme un droit humain. Il fait remarquer que le sport peut permettre de construire la paix, de donner une éducation aux populations des pays en développement et de faciliter l'atteinte des Objectifs des Nations Unies pour le millénaire. Il considère que le plus important est « de sensibiliser les gens, de les informer sur ce qui arrive à notre planète et sur ce que nous pouvons faire dans ce domaine », et il termine sur une note optimiste : « Je crois que la génération actuelle s'intéresse bien plus à l'environnement que les générations précédentes. Nous pouvons tous faire une différence ! » |
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