Depuis Lillehammer, le Comité international olympique, par l'intermédiaire de sa Commission du sport, insiste beaucoup sur l'impact que les Jeux olympiques peuvent avoir sur l'environnement. Pour être sélectionnées, les villes doivent effectuer des analyses d'impact environnemental, minimiser le plus possible la pollution et l'utilisation des ressources, développer leurs réseaux de transports en commun, éviter d'endommager des zones naturelles protégées et des habitats importants, réutiliser certains équipements et réhabiliter des zones délaissées.

Rossella Quaranta
 

Les prochains Jeux olympiques d'hiver, qui se dérouleront à Turin en Italie en février 2006, seront placés sous le signe de la durabilité et de
la protection de l'environnement. Il s'agira du premier événement sportif public à appliquer les critères de gestion environnementale définis par la norme internationale ISO14000.

Grâce à une planification à long terme et à une surveillance continue sur le terrain, Toroc (le Comité d'organisation de Turin) et le PNUE chercheront à limiter l'impact environnemental de l'augmentation de la circulation et des déchets liée aux Jeux. Ils appliqueront aussi une politique d'achat « verte », en choisissant des produits porteurs d'un label écologique.

D'une manière générale, la ville de Turin est bien décidée à témoigner de son engagement solennel vis-à-vis de ces critères. Elle montrera ainsi combien il est important de prendre l'environnement au sérieux et fera école pour les Jeux olympiques futurs.

 


toroc

IMPRESSION DU VILLAGE OLYMPIQUE DE TURIN QUI SERA CONVERTI EN LOGEMENTS APRES LES JEUX.

     

illustration : deia schlosberg
 

Beijing a déjà commencé le grand nettoyage pour les Jeux de 2008. La ville a lancé un plan quinquennal de lutte contre la pollution : développement du réseau de transports en commun, réduction des émissions de gaz d'échappement et promotion de véhicules plus verts, création de projets de transfert au gaz naturel et mise à pied des entreprises polluantes. Les industries doivent régler leurs problèmes de pollution ou s'installer hors de la ville. Depuis 1998, 147 d'entre elles ont déjà déménagé ou ont tout simplement été fermées.

Pour s'assurer que l'environnement et les infrastructures de la ville seront à la hauteur pour accueillir les Jeux olympiques, le Gouvernement chinois a promis de consacrer la somme considérable de 17,9 milliards de dollars, dont 6,6 milliards seront spécialement alloués à la protection de l'environnement et au développement de sources d'énergie propres.

Parallèlement à la protection des sites naturels existants, Beijing créera de nombreux espaces verts. La ville a prévu de se doter de 23 000 hectares plantés d'arbres, situés principalement le long des canaux et des routes. De nouveaux espaces verts couvriront 12 500 hectares supplémentaires et une seconde « ceinture verte » viendra entourer la ville.

La qualité de l'air reste médiocre. On brûle trop de charbon à Beijing et les voitures sont trop nombreuses. Pourtant, des progrès importants ont déjà été faits, facilités par le fait que d'autres villes suivent l'exemple.

Tianjin, par exemple, s'est associée à l'aventure dans le cadre de la « Zone écologique Beijing-Tianjin ». Cette initiative commune nous rappelle que « l'eau et l'air ne connaissent pas de limites administratives », et elle lance ce même défi environnemental à l'ensemble du pays - et au reste du monde.

 
         
         
         
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