| |
Vous avez participé au lancement de l'Année internationale du sport et de l'éducation physique 2005. A votre avis, quel peut-être le rôle joué par le sport pour améliorer la vie des populations et aider les enfants confrontés à la pauvreté, aux maladies et aux conflits ?
Je suis convaincu que le sport est parfait pour apprendre à atteindre un objectif commun, à faire des choses ensemble, et surtout à se montrer équitable les uns vis-à-vis des autres. Je crois vraiment que le sport permet de se focaliser et de se discipliner. On apprend à fréquenter des personnalités et des nationalités différentes venues des quatre coins du monde. Il est certain que le sport permet d'améliorer la compréhension mutuelle.
Vous avez créé la Fondation Roger Federer pour « promouvoir le sport et soutenir les projets pour les enfants déshérités ». Comment est-ce que la Fondation réalise ce double objectif ?
Mon objectif personnel est de faire partager la chance que j'ai eue et d'œuvrer, dans la mesure de mes moyens, à un monde meilleur. La Fondation me permet à la fois de soutenir les jeunes sportifs et d'aider les enfants dans le besoin. Je veux rester proche de tous les projets que nous soutenons, et c'est pour cette raison que nous nous concentrons surtout sur le tennis et sur les activités caritatives en Afrique du Sud, pays dans lequel ma mère a grandi. Là, nous travaillons avec une ONG locale partenaire, IMBEWU Community Volunteers, pour améliorer la vie des jeunes des quartiers pauvres de Port Elizabeth. Neuf jeunes bénévoles dirigent la branche suisse de la Fondation. Les fonds qu'ils recueillent permettent de financer la scolarisation et deux repas par jour pour des enfants pauvres, ainsi qu'une salle de jeux de l'hôpital Dora Nginza Hospital pour les enfants séropositifs et grands brûlés. |
|
Quelle a été votre impression en voyant l'impact des activités mises en place pour aider les enfants lorsque vous vous êtes rendu dans les quartiers pauvres au début de l'année ?
En allant à New Brighton, j'ai mieux compris la situation de ces villes pauvres et j'ai constaté
l'impact que l'IMBEWU
pouvait avoir sur la vie des
gens. La visite était très
émouvante - j'ai rencontré des enfants malades à l'hôpital, et
j'ai vu aussi dans quelles
conditions ils vivent chez eux.
J'ai été surpris de constater à quel point les gens étaient amicaux et détendus, malgré leur pauvreté.
Comment faites-vous pour concilier le sport et vos activités caritatives, et que vous ont appris ces deux aspects de votre vie ?
Etant le numéro un du tennis mondial, je suis bien conscient d'être un modèle pour les jeunes. Pour le moment, je dois me concentrer sur le tennis, mais j'essaie de trouver le temps de faire partager ma chance aux autres. Lors de la catastrophe du tsunami, j'ai parrainé une exposition à Indian Wells. On peut apporter son aide de manières très diverses. Pour le moment, je manque de temps, mais j'essaie de concilier les deux et je suis épaulé par toute une équipe.
Comment les jeunes peuvent-ils marcher sur vos pas et prendre des initiatives positives pour changer le monde dans lequel ils vivent ?
Je crois que lorsqu'on montre l'exemple, les autres ont envie de devenir comme vous. Nous devons miser sur l'éducation - de cette manière, nous obtiendrons un monde meilleur pour tous les jeunes qui sont l'avenir du monde.

|
|