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Il n'existe qu'une seule planète Terre,
et nous comptons sur son incroyable capacité biologique à se régénérer pour nous fournir les biens et services que nous utilisons, souvent sans y penser : nos aliments et boissons, nos vêtements, notre logement, et tout ce qui nous permet d'avoir chaud, de nous déplacer et de rester en bonne santé.
râce à l'« Empreinte écologique », on peut mesurer l'usage que nous faisons des ressources naturelles et des services écologiques du monde. Exprimée en hectares mondiaux, l'empreinte est la surface nécessaire pour continuer à cultiver les aliments et les fibres que nous utilisons, absorber nos déchets, produire la quantité d'énergie que nous consommons et fournir l'espace pour les routes, immeubles et autres infrastructures dont nous avons besoin. Actuellement, l'empreinte individuelle mondiale moyenne est de
2,2 hectares - mais la Terre ne dispose que de
1,8 hectare mondial pour chacun d'entre nous. Cela signifie donc que nous utilisons presque l'équivalent d'une planète et quart.
La carte indique la situation dans chaque pays. Les pays en bleu sont ceux dans lesquels la population utilise moins d'hectares que la moyenne mondiale ; ceux en rouge sont ceux où l'empreinte est plus importante que la moyenne. Bien évidemment, ce sont les pays du Nord, avec leur niveau élevé de consommation, qui possèdent l'empreinte la plus étendue, tandis que les pays du Sud, plus pauvres, vivent souvent de manière durable en termes écologiques.
Ce qui compte vraiment dans la vie
L'économiste pakistanais Mahbub ul Haq considérait que « les gens attachent souvent de l'importance aux choses qui ne sont pas liées aux revenus ou à la croissance ou très peu : un meilleur accès à la connaissance, une alimentation et des services de santé améliorés, des moyens d'existence plus stables, une certaine sécurité face au crime et à la violence physique, des loisirs agréables, la liberté politique et culturelle et le sentiment de faire partie de la vie socioculturelle. L'objectif du développement est de créer un environnement qui permette aux gens de vivre longtemps, en bonne santé et de mener une vie enrichissante. » On lui doit l'Indice de développement humain des Nations Unies, qui quantifie ces aspects de la vie de chacun. Publié annuellement, l'Indice révèle que la qualité de vie est plus élevée dans les pays du Nord. Mais ces modes de vie sont-ils durables ? |
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Vivre avec moins, vivre avec plus, 2001
Dans 69 des 150 pays étudiés, l'empreinte écologique d'un habitant moyen est supérieure à 1,8 hectare mondial - la superficie mondiale disponible par personne. Dans 33 pays, l'habitant moyen utilise plus du double d'hectares et dans 13 pays, plus de trois fois le nombre d'hectares disponibles.
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Pays utilisant plus de trois fois la biocapacité mondiale moyenne disponible par personne |
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Pays utilisant entre deux et trois fois la biocapacité mondiale moyenne disponible par personne |
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Pays utilisant entre la totalité et deux fois la biocapacité mondiale moyenne disponible par personne |
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Pays utilisant entre la moitié et la totalité de la biocapacité mondiale moyenne disponible par personne |
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Pays utilisant moins de la moitié de la biocapacité mondiale moyenne disponible par personne |
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Données insuffisantes |
Aurélien Boutard a associé deux types de données, l'Indice de développement humain et l'Empreinte écologique. Son schéma tend à prouver que plus notre
qualité de vie augmente, plus nous nous éloignons d'un mode de vie écologiquement durable. Aucun pays n'a encore réussi à trouver la formule magique, celle d'un niveau de vie élevé qui soit aussi écologique. Voilà donc un vrai défi pour nous tous !
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