Suite au décès de trois de leurs élèves d'une région reculée du Zimbabwe, trois jeunes enseignants - un Britannique et deux Zimbabwéens - ont décidé de s'attaquer au problème de l'eau contaminée. Ils ont conçu une « pompe éléphant » qui s'inspire d'une technologie chinoise très ancienne. Elle fonctionne à l'aide d'une corde et de disques de plastique recyclés, et coûte dix fois moins cher que les pompes plus sophistiquées installées par les associations caritatives. Pour moins d'un dollar, cette pompe fournit de l'eau potable toute une vie durant. La quasi-totalité des pompes déjà installées continuent à bien fonctionner alors que le monde en développement est jonché de débris de modèles plus traditionnels. Le Zimbabwe compte déjà plus de 1 200 pompes éléphants, et on devrait bientôt les trouver dans toute l'Afrique grâce au chèque du lauréat du prestigieux Prix St. Andrews de l'Environnement.

 


photos : Pump Aid

 
         
 


En te connectant sur des sites de e-commerce, tu peux aider les populations vivant dans des régions parmi les plus isolées de la Terre à gagner leur vie. En quelques clics de souris, tu peux acheter de magnifiques bijoux en argent réalisés par la tribu de Karen Hill en Thaïlande, des paniers tressés par le groupe de femmes Kikuthuko au Kenya ou des créations contemporaines de l'artiste aborigène Lynne Jordan en Australie. En général, ce sont des associations du Nord comme People Tree, The Virtual Souk, Global Exchange et Ten Thousand Villages - qui aident les artisans et les cultivateurs vivant dans des villages reculées et dans la forêt vierge à proposer leurs produits en ligne et à accéder ainsi au marché florissant d'articles de qualité proposé dans le cadre du commerce équitable.

 
photos : Global Exchange
 
         
 


Un jumelage avec un hippopotame? C'est un peu ce que proposait le personnel du zoo de Calgary au Canada lorsqu'il a offert une modeste subvention à plusieurs chefs de villages du Ghana afin que ceux-ci fondent la Réserve d'hippopotames de Wechiau, marquant ainsi le début de relations à long terme entre les deux institutions. La réserve protège l'environnement et fournit des emplois aux jeunes et un revenu aux artisans de la région. Pour aider à la création de la réserve, le zoo a octroyé une modeste subvention aux chefs locaux. Cette initiative n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de la coopération pratique qui s'instaure souvent entre le Nord et le Sud, entre des écoles, des hôpitaux, des églises, des municipalités et même des villes et des villages entiers du monde en développement et du monde développé.

 
photos : Donna Sheppard, Calgary Zoo
 
         
 


Ancien musicien des rues et violoniste professionnel, Aubrey Meyer a eu une idée de coopération Nord-Sud qui est de plus en plus reconnue comme un bon moyen de lutter contre le changement climatique. Le concept de « Réduction et convergence » consiste à permettre à chaque être humain d'émettre la même quantité (qui irait en diminuant) de dioxyde de carbone, gaz principalement responsable du réchauffement mondial. Progressivement, au fil des ans, les quantités émises par les habitants des pays riches et ceux des pays pauvres convergeraient tandis que la quantité globale de pollution diminuerait jusqu'à atteindre un niveau acceptable. Dans le monde entier, cette idée a reçu l'aval de scientifiques, d'économistes, de chefs religieux, de partis politiques et même de gouvernements qui considèrent qu'il s'agit là d'une solution juste.

 
Aubrey Meyer
 
         
 


Selon Kofi Annan, le Secrétaire général des Nations Unies, ils incarnent « l'expression ultime de ce que représentent les Nations Unies ». Plus de 30 000 bénévoles - dont 70 % viennent de pays en développement et 30 % de pays riches - ont œuvré pour la paix et le développement dans plus de 140 pays en développement et d'Europe de l'Est. Ils participent à une myriade de projets qui vont de l'organisation de la formation professionnelle pour les femmes palestiniennes à la mise en œuvre d'un système d'Information géographique au Bhoutan en passant par la dotation en personnel d'un dispensaire du Timor-Leste. Souvent, les bénévoles continuent à travailler pour le développement bien après que leur mission officielle soit terminée : Dean Mulozi, par exemple, a passé plus de deux ans aux Maldives à mettre au point des systèmes de communication pour les micro entreprises de l'île avant de rentrer chez lui en Zambie pour se lancer dans un projet similaire.

 
photos : UN Volunteers/Andrew Smith
 
         
 


Souvent, les pays en développement détruisent leurs régions et leurs espèces sauvages pour essayer de rembourser leur implacable dette internationale. Mais les échanges de « dette contre nature » permettent d'inverser le processus. C'est Tom Lovejoy, alors vice-président du WWF-US qui a élaboré ce principe il y a une vingtaine d'années. L'idée est simple : des associations de protection de la nature rachètent une partie de la dette commerciale d'un pays en bénéficiant d'une remise importante et elles l'échangent ensuite contre des projets locaux de protection des forêts et autres écosystèmes importants. Depuis le premier échange - entre Conservation International et la Bolivie - plus de 20 pays ont participé à ces transactions. En tout, 3,75 milliards de dollars de dettes ont été effacés de cette manière, ce qui a permis de consacrer 1,25 milliard à la protection de l'environnement.

 
PNUE/Jakub Jasinski PNUE/Fulvio Eccardi
 
         
 


Il vient de se rebaptiser Practical Action (mesures pratiques) et c'est exactement ce qu'il cherche à faire. Depuis 40 ans, Intermediate Technology Development Group (son ancien nom) travaille avec les populations locales des pays en développement afin d'introduire des « technologies adaptées » plus productives que les méthodes traditionnelles mais moins chères que celles utilisées dans les pays industrialisés. Fondé par E.F. Schumacher, l'auteur de Small is Beautiful, Practical Action incite les gens à trouver leurs propres solutions : installation de système de téléphérique par gravité pour le transport dans les montagnes du Népal, formation de forgerons pour la réalisation de roues de charrette au Soudan, lancement d'une base de données agricole en ligne au Pérou ou construction de micro génératrices d'hydroéléctricité pour alimenter des villages du Sri Lanka - les exemples ne manquent pas.

 
Practical Action/Upendra Shrestha Practical Action/Annie Bungeroth
Practical Action/Zul
 
         
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