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es océans et les mers dominent notre planète bleue mais ils sont loin de bénéficier de la même protection que les terres. Alors qu'ils couvrent 72 % de la superficie de la Terre, les zones maritimes protégées ne représentent que 1 %, chiffre bien peu élevé comparé aux 12,5 % de sites protégés sur la terre ferme, dont la superficie est relativement modeste par comparaison. Et les deux cinquièmes de ce petit pour-cent sont situés dans deux immenses espaces, le parc marin de la Grande barrière de corail et la Réserve du récif corallien des îles du nord-ouest d'Hawaï.

En grande majorité, les 4 000 zones marines protégées (ZMP) sont situées à proximité des côtes et donc relativement faciles à surveiller. Les pays sont également à même de gérer leur propre espace économique exclusif qui s'étend sur 200 miles marins. Pourtant, près des deux tiers des océans sont situés au-delà de ces zones, sans protection et sans gestion.

 
  Millan/PNUE/Topham

La protection des mers est nécessaire pour favoriser la biodiversité - et notamment les écosystèmes cruciaux comme les récifs coralliens et les espèces menacées comme les tortues ou les phoques moines - et pour maintenir la productivité des océans. Lorsqu'elles sont correctement gérées, les zones protégées ou les zones de non prélèvement sont très efficaces. Prenons l'exemple de certaines parties du banc George, au large de la côte est des Etats-Unis : dans cette zone, la pêche avait été interdite après que les réserves de poisson eurent été décimées par la surpêche. Il n'a fallu que cinq années pour reconstituer les stocks, et les poissons ont même commencé à proliférer dans les zones voisines, augmentant considérablement les prises.

L'Afrique du Sud vient de créer quatre nouvelles ZMP pour protéger un récif corallien, des espèces de requins, une migration annuelle de millions de sardines le long de ses côtes et des oiseaux de mer menacés. Et l'année dernière, l'Irlande a annoncé la mise en place de ZMP et de restrictions concernant la pêche afin de protéger ses coraux d'eaux froides - qui abritent 1 300 espèces d'invertébrés et de poissons au large de sa côte ouest.

Malheureusement, certaines ZMP n'existent que sur le papier, et la réglementation n'est pas facile à faire respecter. La surveillance accrue effectuée par les gardes, les patrouilles en mer et dans les airs et les communautés locales - sans oublier les systèmes de suivi par satellite - devrait améliorer la situation. Mais il est également indispensable de renforcer les mécanismes de protection internationale.

 
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