Pourtant, dès que l’humanité a commencé à labourer la terre, elle a traité les arbres en ennemis plutôt qu’en amis. Ils nous gênaient et occupaient des terrains que nous souhaitions cultiver ou habiter. Pire encore, ils semblaient servir de refuge aux sorcières et aux bêtes féroces, et aux voleurs et guerriers susceptibles de nous attaquer. Alors, on a très vite considéré qu'il valait mieux les couper : lorsque les Anglo-saxons conquirent l'Angleterre au 5e siècle, la moitié des forêts sauvages qui couvraient autrefois 80 % du territoire britannique furent déboisées. Depuis quelques décennies, cette politique se retourne contre nous. Le déboisement des bassins versants provoque l'assèchement des ressources en eau, la pluie dévale les coteaux mis à nu et provoque des inondations. Les mangroves, déracinées et aménagées en élevages piscicoles ou en complexes touristiques, exposent les populations à la violence de la mer. Et en brûlant les forêts, on libère du dioxyde de carbone qui accélère et aggrave le changement climatique. |
Pourtant, certains peuples n'ont jamais adopté cette approche destructrice. Dans la forêt, des cultures indigènes ont appris à exploiter leur environnement tout en le préservant. Si nous voulons vivre en harmonie avec la nature, nous avons beaucoup à apprendre de ces peuples. Notre génération doit mettre fin à cette agressivité vis-à-vis de la forêt. Elle doit s’inspirer de la sagesse des cultures indigènes. Si elle ne le fait pas, l'avenir des forêts actuelles et le nôtre se présentent bien mal.
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