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Les défis ENERGETIQUES |
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Pour la communauté mondiale, le plus grand défi consiste aujourdhui à assurer laccès à lénergie commerciale aux 2 milliards de personnes qui en sont encore privés. Les femmes et les enfants des pays en développement consacrent souvent leur journée à ramasser du bois ou des déjections animales pour alimenter des feux de cuisson ou des fourneaux rudimentaires : ces pratiques nuisent à lenvironnement et elles sont nocives pour la santé des familles.
Les chaudières très anciennes qui alimentent le chauffage central domestique dans la plupart des villes des pays dEurope de lEst et de lancienne Union soviétique constituent un autre défi. Elles sont inefficaces et polluantes, et labsence de compteurs favorise linefficacité et le gaspillage. Ces deux problèmes exigent un investissement denvergure mondiale. En finançant des solutions énergétiques dans les pays concernés, on obtiendrait des améliorations de lenvironnement local immédiates et considérables et lefficacité énergétique augmenterait ce qui réduirait dans le même temps les émissions de gaz à effet de serre. Malheureusement, les politiques énergétiques et environnementales ont tendance à concentrer les investissements directs dans les pays industriels alors quils auraient un impact bien supérieur sur lenvironnement et la condition humaine en générale dans les pays en développement et dans les économies en transition. La politique énergétique doit changer de direction. Après avoir étudié les besoins, le Conseil mondial de lénergie considère que nombre des recommandations quil a faites permettraient de favoriser linvestissement dans les pays qui en ont le plus besoin. Le risque politique lié au financement dimportants projets énergétiques doit être envisagé par les pays cherchant à attirer les investissements extérieurs et par lensemble de la communauté mondiale. Il faut que les pays créent un climat favorable aux investissements, fondé sur le principe de lEtat de droit et reconnaissant le droit à la propriété privée. La communauté mondiale peut contribuer à concevoir de nouveaux programmes dassurance des risques politiques susceptibles de récompenser les pays capables de créer le genre de climat requis. Il faut que les coûts de lénergie soient fixés de façon à couvrir les frais et assurer le paiement. Trop nombreux sont les pays dans lesquels des subventions générales à lénergie profitent davantage à ceux qui auraient les moyens de sen passer et ne sont pas suffisantes pour les pauvres. Les subventions favorisent le gaspillage et linefficacité ; elles grèvent les budgets et utilisent des fonds qui pourraient être mieux déployés ailleurs ou servir à réduire les emprunts. Il faut revoir les programmes énergétiques de manière à ce quils ciblent précisément les pauvres et leur fournissent lénergie nécessaire à leur subsistance, la majorité de la population assumant le coût global nécessaire pour assurer la viabilité de lindustrie énergétique. La communauté mondiale devrait favoriser les partenariats de financement liés aux objectifs environnementaux des systèmes déchange des émissions qui permettraient aux pays et aux sociétés de transférer les investissements faits pour limiter la pollution et les mesures de réduction des gaz à effet de serre des économies industrielles à celles en développement et en transition, où lon peut obtenir des résultats bien plus intéressants avec les mêmes fonds. Enfin, les pauvres devraient avoir accès à une énergie abordable, ce qui faciliterait lélimination des subventions. Là encore, il ne faut pas réduire laide apportée aux pauvres mais mieux la cibler. Jim Adam es Président du Conseil mondial de lénergie. |
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