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Réaliser UNE VISION |
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décrit les initiatives prises par son pays pour relever le défi mondial de la bonne gestion des produits chimiques et il exprime ses espoirs quant à lissue du Sommet mondial sur le développement durable |
| La bonne gestion des produits chimiques se fonde principalement sur les principes exposés dans le Chapitre 19 du programme Action 21. La teneur de ce chapitre a permis aux organisations nationales et internationales responsables de la gestion des produits chimiques délaborer des programmes ciblés conformes aux objectifs du développement durable. Malgré les progrès importants réalisés dans ce domaine, il reste beaucoup à faire, notamment au niveau du principe du droit à linformation du consommateur et de lutilisation sans danger de tous les produits chimiques. La situation en Afrique témoigne des enjeux auxquels seront confrontés les gouvernements et autres parties prenantes du monde entier pour poursuivre la mise en application du Chapitre 19.
Généralités Lindustrie chimique sud-africaine est dominée par des entreprises locales issues de lindustrie traditionnelle du pays, dabord axée sur les explosifs destinés à lindustrie minière, puis sur le développement des engrais azotés et de lacide sulfurique. La décision prise dans les années 1950 de produire du pétrole à partir de charbon, et ce à grande échelle, déboucha sur la création dune industrie des polymères assez importante.
Bien que relativement modeste au niveau international, lindustrie chimique joue un rôle considérable dans léconomie sud-africaine elle représente environ 5 % du produit intérieur brut et emploie environ 200 000 personnes. La production annuelle de produits chimiques issus de procédés primaires et secondaires est de lordre de 13 millions de tonnes, soit une valeur denviron 650 millions de dollars. Cette industrie est la plus importante dAfrique.
Département de la Santé : Il gère la législation concernant les médicaments et substances dangereuses. cest un des trois départements responsables des questions de santé au travail. Département de lAgriculture : Il gère la législation contrôlant lusage des pesticides dans le cadre de sa vocation de conservation des ressources et de contrôle de la qualité. Département des Affaires environnementales et du Tourisme : Il gère les questions liées à une gestion sûre des produits chimiques, conformément aux objectifs nationaux de développement durable. Il est responsable de la législation concernant la pollution environnementale, eau non comprise. Département du Travail : Un des trois départements responsables des questions de santé au travail. Département du Commerce et de lIndustrie : Il gère la législation liée à la protection des consommateurs ; il gère les relations du commerce extérieur ; il assure la promotion de certains secteurs industriels, industrie chimique comprise ; et il gère la stratégie et les politiques technologiques. Département des Transports : Il gère la législation sur le transport du fret.
Le caractère fragmenté du cadre réglementaire pour la gestion des produits chimiques rend extrêmement difficile la mise en uvre du programme Action 21. lautre grand défi concerne la difficulté de participer utilement aux programmes internationaux.
Une occasion unique Le Sommet mondial sur le développement durable est une occasion unique de faire le bilan des activités entreprises pour appliquer le programme Action 21 et notamment le Chapitre 19, mais cest aussi pour toutes les nations le moment de confirmer leur attachement au programme très complet que représente Action 21 et de passer des simples engagements à des initiatives plus concrètes de mise en uvre. Comme la affirmé à maintes reprises le Gouvernement sud-africain, pour que ce Sommet soit couronné de succès, il faut quil relève de manière efficace le défi de la mondialisation. La mise en uvre du Chapitre 19 doit veiller à ce que les avantages des produits chimiques soient accessibles à tous et à ce que la tendance à implanter les unités de fabrication dans le monde en développement saccompagne de critères de santé, de sécurité et de protection de lenvironnement de classe mondiale. Le Gouvernement sud-africain souhaite vivement que le Sommet débouche sur un Partenariat mondial et sur un Programme daction de Johannesburg. Le Gouvernement sud-africain reconnaît la nécessité de faire progresser plus avant les diverses conventions et instruments internationaux déjà conçus pour la gestion des produits chimiques. Il faut notamment que se poursuive lexcellent partenariat engagé par le PNUE et le Forum intergouvernemental sur la sécurité des produits chimiques pour mettre en uvre le Chapitre 19 du programme Action 21 il témoigne dune vision plus épurée de la gestion environnementale internationale. Le Sommet servira également de plate-forme permettant davaliser la Déclaration de Bahia en tant que cadre des initiatives liées aux produits chimiques à intégrer au Programme daction de Johannesburg. Le Gouvernement sud-africain demande à toutes les parties prenantes de sassocier à leur gouvernement pour faire en sorte que la vision du Sommet Peuples, Planète et Prospérité puisse être atteinte grâce à de vrais partenariats et à des initiatives de type pratique. Mohammed Valli Moosa est le Ministre pour les Affaires environnementales et le Tourisme, République dAfrique du Sud. |
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