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De nouveaux DEFIS |
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présente les questions qui seront abordées par la Convention de Bâle et invite les pays à sengager à renforcer celle-ci. |
| De nouveaux défis attendent la Convention de Bâle et ses parties. La Convention fut élaborée dans les années 1980 pour mettre fin aux mouvements transfrontières incontrôlés des déchets dangereux, qui seffectuaient principalement des pays industrialisés vers les pays en développement. La troisième Conférence des parties (COP) décida par la suite dinterdire les exportations de déchets dangereux en provenance de pays appartenant à lOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et à destination de pays hors OCDE. La situation sest nettement améliorée même si linterdiction na pas encore été ratifiée par un nombre suffisant de parties pour être juridiquement contraignante dans le cadre de la Convention. Il est cependant nécessaire que les parties renforcent leur engagement.
Dans ce contexte, je crois quil faut que la Convention de Bâle cherche des réponses appropriées à deux grandes préoccupations. Dabord, les mouvements transfrontières dimmenses quantités de déchets électriques et électroniques, qui courent le risque considérable de ne pas être recyclés de manière écophile. Ensuite, le désarmement incontrôlé de navires. lutilisation de ressources naturelles, la consommation de produits et de biens et la production de déchets qui en découle continuent à augmenter à travers le monde. Les zones urbaines toujours plus étendues rencontrent des difficultés croissantes lorsquil sagit de gérer les énormes quantités de déchets municipaux. Les effets nocifs sur la santé humaine et sur lenvironnement dune mauvaise gestion des déchets constituent un problème majeur. Il semble aujourdhui quil ne suffise pas de mettre en place un système de contrôle des mouvements transfrontières des déchets dangereux et ménagers. Il faut que la Convention lutte pour prévenir et minimiser la production de déchets dangereux et pour un traitement écologique de ces déchets. Lors de la COP5, les ministres de lEnvironnement abordèrent le problème en faisant une Déclaration ministérielle pour une gestion écologiquement rationnelle des déchets. Nous sommes cependant encore loin du but. Il y a pourtant des solutions au problème des déchets. Il existe des procédés industriels moins polluants et des technologies de gestion des déchets respectueuses de lenvironnement qui réduisent considérablement la consommation de ressources et les impacts environnementaux négatifs.
La gestion de pointe des déchets nest pas extrêmement coûteuse. Daprès mon expérience, elle est moins chère que les frais futurs quimpliquerait labsence de mesures. Il est indispensable de surmonter les obstacles à laction comme les contraintes économiques, les facteurs sociopolitiques, et le manque de sensibilisation, dinformation et de savoir-faire. Les parties pourraient envisager de faire évoluer la Convention de Bâle en Convention mondiale relative aux déchets, réglementaire et complète, en prenant comme point de départ ses lignes directrices existantes mais très générales sur la gestion des déchets. Il faut que se poursuivent les initiatives déjà prises dans le cadre de projets réels et au plan des aspects techniques et juridiques, mais ces initiatives doivent être affinées et replacées dans leur contexte premier : elles doivent aider toutes les parties à mettre en uvre la Convention de Bâle. Ces deux possibilités ne sont pas incompatibles. Une approche pragmatique pourrait être la clef de la réussite. Le COP7 a pour thème : « Le partenariat pour relever le défi posé par les déchets à léchelon planétaire ». Je suis convaincu que des partenariats véritables dans le cadre de la Convention de Bâle seront fondamentaux pour la gestion écologiquement rationnelle des déchets. La participation de toutes les parties prenantes est un facteur important si lon veut assurer le développement continu de la Convention et de ses travaux permanents. Linitiative de partenariat pour les téléphones portables que jai lancée en collaboration avec le Secrétariat de la Convention de Bâle est le premier exemple dun nouveau partenariat établi par le Secrétariat avec lindustrie informatique. Dautres partenariats seront eux aussi appelés à faire école. Il est important dexploiter les synergies avec dautres conventions relatives aux produits chimiques comme celles de Rotterdam et de Stockholm, et dintégrer ceci à la réflexion des partenariats. Je demande à toutes les parties prenantes dintensifier leur coopération à tous les niveaux. La Convention de Bâle ne peut pas tout faire toute seule, mais elle doit jouer un rôle actif. Jencourage donc les parties, signataires et organisations non gouvernementales, à soutenir ces partenariats, à profiter au maximum des synergies et de la coopération, et à fournir au Secrétariat les ressources humaines et financières indispensables pour sattaquer efficacement à ces enjeux et créer pour lavenir une approche intégrée moderne de la gestion des déchets. Philippe Roch est Secrétaire dEtat et Directeur de lOffice fédéral suisse de lEnvironnement, des forêts et du paysage. Il était Président de la COP5 de la Convention de Bâle. |
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