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Le Protocole de Carthagène sur la prévention des risques biotechnologiques entrera en vigueur en septembre prochain, suite à sa ratification par un cinquantième pays – l’île de Palau. Le Protocole – adopté en janvier 2000 par les gouvernements membres de la Convention sur la diversité biologique – met en place le premier système réglementaire complet concernant le transfert, la manutention et l’utilisation sécurisés des organismes génétiquement modifiés (OGM), en mettant notamment l’accent sur leurs mouvements transfrontaliers.

« Ce nouveau régime devrait permettre de rendre le commerce international des OGM plus transparent, tout en introduisant d’importantes mesures de sécurité qui répondront aux besoins des consommateurs, de l’industrie et de l’environnement pour de nombreuses décennies à venir, » a déclaré Klaus Toepfer, Directeur exécutif du PNUE. « Le Protocole institutionnalise le principe de précaution et établit une stricte procédure de consentement préalable. »

Le PNUE – qui bénéficie d’un financement du Fonds pour l’environnement mondial – coordonne un programme de 38,4 millions de dollars qui permettra d’aider les pays en développement à évaluer les risques et avantages potentiels des cultures génétiquement modifiées. Il s’agit du plus important projet de constitution de capacités jamais organisé dans le domaine de la sécurité biotechnologique. Il aidera jusqu’à 100 nations à développer les compétences scientifiques et juridiques nécessaires pour évaluer les questions sanitaires et environnementales liées aux importations d’OGM et pour les manipuler en toute sécurité.



Vingt-quatre sites nouveaux sont venus s’ajouter à la Liste du Patrimoine mondial lors de la 27e session du Comité du Patrimoine mondial qui s’est tenue à Paris, France, du 30 juin au 5 juillet, 2003.

Deux d’entre eux sont considérés comme faisant partie des plus importantes régions du monde pour la diversité biologique.

Il s’agit du bassin de trois fleuves parallèles situés dans les aires protégées du Yunnan en Chine, épicentre de la diversité biologique chinoise. Dans cette région tempérée parmi les plus riches de la Terre, le Yangtse, le Mékong et le Salween coulent presque parallèlement du nord au sud, traversant de profondes gorges. L’autre inscription concerne l’expansion du Complexe de Conservation d’Amazonie centrale – qui inclut le Parc national de Jaú, inscrit au Patrimoine mondial en 2000 – et qui abrite le plus vaste éventail de poissons électriques du monde.

Parmi les autres régions, citons le riche et divers bassin d’Ubs Nuur, situé en Mongolie et dans la Fédération russe ; le Monte San Giorgio en Suisse, boisé et de forme pyramidale qui recèle des fossiles marins exceptionnels ; le parc national boisé de Phong Nha-Ke Bang au Viet Nam, avec ses 65 kilomètres de grottes et de rivières souterraines ; le parc national de Purnululu en Australie occidentale, où l’on trouve les monts coniques en forme de ruche du Bungle Bungle ; et les jardins botaniques royaux de Kew au Royaume-Uni.


Photos : IUCN, UNEP/Topham


Ce numéro:
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Articles complémentaires:
Ce numéro: Sommet mondial sur le développement durable, 2002
Ce numéro: Biological Diversity, 2000
Ce numéro: Culture, Values and the Environment, 1996


AAAS Atlas of Population and Environment:
Biodiversity
Ecosystems