Un pétrole plus
« VERT »

 Philip Watts
présente les initiatives prises par sa société pour limiter l’impact sur l’environnement et développer une énergie moins polluante

Lors du Sommet mondial de Johannesburg l’année dernière, Kofi Annan, le Secrétaire général des Nations Unies, a déclaré ceci : « Nous comprenons désormais que les entreprises et la société ont intérêt à travailler ensemble. Et nous réalisons de plus en plus que ce n’est qu’en mobilisant le secteur commercial que nous pourrons faire des progrès considérables ». Cette prise de conscience du rôle que les entreprises sont amenées à jouer pour relever les défis du développement durable était particulièrement bienvenue.

Shell joue son rôle, tant au plan individuel qu’au sein du Conseil mondial des affaires pour le développement durable que j’ai le privilège de présider depuis deux ans. Cette présence s’inscrit dans notre volonté très claire de contribuer au développement durable, qui est au cœ:ur de notre mode de fonctionnement. Lorsque nous prenons des décisions commerciales, elles s’appuient non seulement sur des impératifs commerciaux, mais également sur des considérations sociales et environnementales.

Nous savons que l’exploration et la production gazières et pétrolières peuvent avoir un impact sur l’environnement, et nous sommes déterminés à minimiser celui-ci pour assurer à ces activités un avenir à long terme positif.

La protection de la biodiversité mondiale constitue un aspect particulièrement important de nos activités, et nous travaillons en partenariat avec un certain nombre d’organisations de conservation – notamment dans le cadre d’un projet avec la Smithsonian Institution du Gabon, qui est en train d’étudier et de cataloguer l’environnement naturel immensément riche voisin des champs de pétrole du complexe de Gamba. Jusqu’ici, les études suggèrent que malgré près de quarante ans d’exploitation pétrolière, l’environnement de la région est aussi riche que jamais, fait que nous trouvons extrêmement encourageant.

Conscients des responsabilités particulières que possèdent les fournisseurs d’énergie, nous travaillons avec d’autres sociétés et avec des organismes de conservation dans le cadre de l’Initiative Energie et biodiversité. Dans ce domaine, le Groupe Shell a élaboré des outils et lignes directrices sur les meilleures pratiques permettant d’intégrer la biodiversité à l’exploitation du gaz et du pétrole. Nous espérons que notre industrie s’en servira pour adopter une approche commune.

Cette approche pourra s’inspirer des mesures que nous avons prises pour intégrer la biodiversité à la planification et à la mise en œ:uvre de nos projets. Dès le départ, nous évaluons l’impact environnemental de tout projet et faisons le nécessaire pour atténuer tout effet négatif. Nous dialoguons avec les parties prenantes et tenons compte de leurs préoccupations. La biodiversité est importante partout où nous travaillons et nous nous efforçons d’organiser nos activités d’une manière responsable et respectueuse de l’environnement local.

Nous sommes également conscients du fait que certaines régions du monde sont trop fragiles pour qu’on y exploite le gaz ou le pétrole. Cette année, j’ai déjà annoncé que Shell renoncerait à toute exploration gazière et pétrolière dans les sites du Patrimoine mondial naturel. Cette décision majeure témoignait de notre engagement à placer le respect de l’environnement au cœ:ur de notre mode de fonctionnement. Pourtant, la protection de la biodiversité n’est qu’un des aspects des initiatives prises par le Groupe Shell pour minimiser les impacts environnementaux de nos activités.
Il faudra mieux utiliser les ressources en hydrocarbures existantes et développer également les alternatives potentielles comme l’énergie renouvelable et l’hydrogène
Chaque année, le Rapport Shell publie nos performances par rapport à une série d’indicateurs environnementaux et sociaux, comme les émissions, les déversements et l’efficacité énergétique. Lorsque c’est faisable, ces données sont vérifiées par des experts indépendants, et nous veillons à ce que le rapport soit honnête, véritablement représentatif de la réalité, et à ce qu’il serve de base au dialogue permanent avec nos parties prenantes. La publication de ces données nous incite à toujours améliorer nos performances. Le dernier rapport montre que nous avons fait des progrès dans plusieurs domaines, même s’il reste des efforts à faire pour généraliser ces résultats dans l’ensemble du Groupe Shell.

Nos performances par rapport à notre cible concernant les émissions de gaz à effet de serre sont un des indicateurs clés figurant dans le rapport. Comme beaucoup, Shell s’inquiète du fait que les émissions liées aux activités humaines sont en train de modifier le climat mondial. Nous pensons qu’il faut agir dès maintenant pour préparer le terrain d’une stabilisation future de leurs concentrations.

En ce qui concerne nos propres activités, nous nous étions fixé pour cible de réduire de 10 % nos émissions de gaz à effet de serre, par rapport aux niveaux de 1990 avant 2002. Si nous n’avions rien fait, notre expansion durant cette période aurait débouché sur une augmentation de plus de 20 %. Ayant atteint notre cible l’année dernière, nous avons renouvelé notre engagement : d’ici à 2010, nous nous efforcerons de réduire de 5 % supplémentaires nos émissions par rapport à celles de 1990.

Shell s’attache également à aider ses clients à réduire les émissions liées à la consommation d’énergie. Cela pose le plus grand défi auquel nous soyons tous confrontés : répondre à la demande énergétique croissante sans nuire à l’environnement.

Pour relever ce défi, il faudra mieux utiliser les ressources en hydrocarbures existantes et développer également les alternatives potentielles comme l’énergie renouvelable et l’hydrogène.

Le gaz naturel notamment peut constituer une solution de relais jusqu’à l’augmentation à plus longue échéance de la part des combustibles renouvelables. Le gaz produit des émissions de carbone bien moins élevées que le pétrole ou le charbon. A travers le monde, Shell est en train d’élaborer de nouveaux projets gaziers et recherche de nouveaux marchés pour ce gaz.

Parallèlement, Shell s’intéresse aux énergies renouvelables et la société soutient la recherche et le développement de l’hydrogène. Même s’il est clair que les énergies renouvelables ne sont pas une panacée instantanée, Shell s’efforce d’augmenter leur rôle dans l’éventail énergétique, et la société sera bientôt parmi les premiers fournisseurs d’énergie éolienne et solaire dans plusieurs projets à travers le monde.

Shell prend très au sérieux ses responsabilités vis-à-vis de l’environnement. Nous avons d’ailleurs d’excellentes raisons commerciales de le faire. Nos clients, ceux qui travaillent avec nous et les communautés dans lesquelles nous sommes présents, attendent de nous les plus hautes normes. En répondant à leurs attentes et en respectant les communautés et les environnements dans lesquels nous travaillons, nous pouvons développer nos entreprises et assurer leur pérennité.


Sir Philip Watts est Président du Conseil de direction du Groupe Royal Dutch/Shell.

Ce numéro:
Sommaire | Editorial | La cle du développement | Le défi de l’énergie | L’energie végétale | Bioénergie : bien faire et faire bien | Une nouvelle énergie pour le développement | Personnalités de premier plan | Place au changement | Une croissance soucieuse | Une énergie verte | En bref : l’énergie | Des Reves Durables | Un avenir plus radieux | Un pétrole plus « vert » | Ciel bleu pour Honda | Publications et produits | Une nouvelle énergie pour vaincre la pauvreté | Les architectes des énergies nouvelles | Passons aux choses sérieuses | L’Islande brise la glace | Je voudrais voir 100 % d’énergie renouvelable


Complementary issues:
Articles complémentaires:
Sommet mondial sur le développement durable, 2002
L’energie et l’environnement, 2001
Climate and Action, 1998
Climate Change, 1997


AAAS Atlas of Population and Environment:
Natural Resources


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