Produits et publications



Le GEO Year Book 2003 est le premier rapport d’une nouvelle série annuelle publiée par le PNUE. Il présente les questions environnementales clés et attire l’attention sur les progrès majeurs de l’année aux niveaux global et régional. Il comporte une rubrique spéciale sur l’eau (Feature Focus on Water) et sur le rôle critique qu’elle joue dans la réalisation des objectifs définis au niveau international, entre autres ceux de la Déclaration du millénaire et du plan de mise en œuvre du Sommet mondial sur le développement durable (WSSD). Un chapitre sur les nouveaux défis et conclusions (Emerging Challenges – New Findings), ciblée sur le cycle de l’azote et la pêche en mer, fait le point sur quelques développements scientifiques. Ce Year Book utilise aussi des indicateurs pour mettre en exergue les tendances liées à de nombreuses questions environnementales mondiales et régionales évoquées dans d’anciens rapports GEO. Cet ouvrage crucial devrait être un guide pour les actions futures des décideurs. L’ouvrage est disponible sur www.earthprint.com.
En Afrique australe, des « hippopotames » sont en train de faciliter la vie de milliers de femmes et d’enfants responsables de la collecte quotidienne de l’eau. Le Hippo Water Roller est un tambour en plastique d’une contenance de 90 litres d’eau, qu’on fait rouler pour le faire avancer, même sur terrain accidenté. Il permet aux femmes et aux enfants de rapporter cinq fois plus d’eau qu’avec un seau ordinaire. Les familles disposent ainsi d’une plus grande quantité d’eau, et les épuisants trajets vers la source sont moins nombreux – c’est bon pour la santé et cela laisse du temps pour d’autres activités. Malgré leur coût modeste (50 dollars), ces « hippopotames » ne sont pas à la portée des plus pauvres, et le projet Hippo Water Roller contacte des entreprises pour essayer de financer leur distribution.
En décembre dernier, quelque 45 ministres de l’Eau et de l’Environnement de toute l’Afrique ont lancé un plan d’action pour la réalisation des Objectifs de développement pour le millénaire dans le domaine de l’eau. Réunis à Addis-Abeba dans le cadre de la Conférence panafricaine de mise en œuvre et de partenariat, ils ont résolu d’accorder une attention toute particulière aux pays susceptibles de ne pas atteindre leurs cibles concernant l’eau et l’assainissement. Ils ont fait des propositions d’actions concrètes, lancé des initiatives – notamment le Plan d’action sur l’Eau pour l’Afrique avec un financement cible de plus de 600 millions de dollars pour des projets à moyen terme – et signé une déclaration commune avec la Commission européenne. Sur le continent africain, plus de 300 millions de personnes ne disposent pas d’un accès suffisant à une eau salubre et 14 pays souffrent d’un manque ou d’une forte pénurie d’eau.
Le verre recyclé provenant de bouteilles de vin va être utilisé pour filtrer de l’eau potable et purifier des effluents. Avec l’aide d’une subvention de l’Union européenne et du Département britannique pour l’Environnement, l’Alimentation et les Affaires rurales, une société britannique est en train de construire en Ecosse une usine qui transformera le verre perdu en « sable vert » destiné à cet usage. Une fois opérationnel, le processus permettra d’utiliser la plupart des bouteilles recyclées par les Britanniques et de ne plus avoir à consacrer du sable de qualité aux opérations de filtrage. (www.drydenaqua.com).
Les bœufs, force motrice parmi les plus traditionnelles qui soient, viennent de se voir confier une tâche très actuelle : transformer une eau souterraine saumâtre en eau potable. Le Central Salt & Marine Chemicals Research Institute du Gujarat, en Inde, a mis au point une méthode de désalinisation activée par deux bœufs qui tournent constamment en rond à l’extrémité d’un brancard de 4 mètres de long. En une journée de huit heures, le système peut fournir suffisamment d’eau potable et de cuisine pour alimenter un village de 1 000 habitants. L’Institut essaie désormais de modifier le système pour qu’il permette de dessaler l’eau de mer à l’usage de villages côtiers.
Selon les conclusions de la Construction Industry Research and Information Association britannique, une technique remontant à l’époque romaine se révèle plus efficace que les technologies modernes pour stabiliser les berges des fleuves. L’association conclut que les tiges de saule vert plantées et entrelacées sont jusqu’à neuf fois moins coûteuses et sont plus efficaces et plus esthétiques que les parois en palplanches. (Pour obtenir davantage d’informations, veuillez consulter le site de Slimbridge Wetland Plants : www.slimwetwillows.co.uk/erosion.htm).
Photos : Grant Gibbs, Dryden Aqua, CSMCRI, Slimbridge Wetland Plants


Ce numéro:
Sommaire | Editorial K. Toepfer | L’action pour demain | Des idées à concrétiser | Une main lave l’autre | Personnalités de premier plan | De fragiles ressources | La concrétisation d’une rêve | L’eau, outil de lutte contre la pauvreté | En bref : Eau et assainissement | Quand la musique devient magie – Angélique Kidjo | Objectif : assainissement | Dans une ville comme Mumbai | De haut en bas | Produits et publications | De l’eau pour une terre assoiffée | Les parcs source de paix | Au nom de ceux que l’on n’entend pas