Personnalités de premier plan



Docteur Susan Solomon



Docteur Gro Harlem Brundtland
Susan Soloman, experte en sciences atmosphériques, et Gro Harlem Brundtland, ancienne Première ministre norvégienne, ont reçu le Prix Blue Planet 2004, décerné chaque année à des scientifiques « obtenant des résultats exceptionnels en matière de recherche et d’application et qui, ce faisant, aident à résoudre les problèmes environnementaux mondiaux ». Chaque lauréat reçoit 50 millions de yens, offerts par la Fondation Asahi Glass, présidée par Hiromichi Seya.

Le docteur Solomon était la principale scientifique responsable de l’identification du phénomène par lequel les composés chlorés des CFC en s’associant aux températures extrêmement basses de l’Antarctique produisent le trou de la couche d’ozone de l’Antarctique. Le prix récompense ses travaux d’avant-garde, qui jetèrent les bases scientifiques du processus qui permit d’accélérer l’élimination des CFC grâce au Protocole de Montréal. « j’ai eu la chance d’apprendre que la science n’est pas le travail d’un seul homme ou d’une seule femme : c’est un travail d’équipe qui prend parfois des proportions épiques », a-t-elle-déclaré.

Le Docteur Brundtland – qui fut chef de gouvernement après avoir été ministre de l’Environnement et membre de la Fondation des Nations Unies – s’est vu attribuer le prix pour avoir « fait progresser mondialement le concept novateur du développement durable », en particulier lorsqu’elle était Présidente de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans les années 1980. Elle est également honorée pour le travail qu’elle accomplit par la suite en qualité de Directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé. « c’est au début de ma carrière de médecin que j’ai réalisé l’importance pour la santé publique d’un environnement sûr et sans danger », confie-t-elle. La cérémonie de remise des prix se déroulera le 10 novembre à Tokyo. Les deux lauréates feront des conférences commémoratives à l’Université des Nations Unies de la ville.




Popeye, le célèbre personnage de dessins animés, a peut-être découvert comment promouvoir les cellules solaires. Les scientifiques du Massachusetts Institute of Technology, dirigés par le Professeur Marc Dando, ont découvert que les épinards – qui donnent tant de force au marin – sont peut-être l’ingrédient qui permettra d’obtenir une électricité bon marché à partir du soleil, grâce à la photosynthèse. Il déclare que les cellules solaires traditionnelles fabriquées à partir de silicone n’ont pas produit l’avancée nécessaire « pour changer le marché de l’énergie », mais que son équipe espérait y parvenir « en profitant de l’expérience des plantes qui, durant leurs 2 milliards d’années d’évolution », ont développé la meilleure façon d’utiliser l’énergie du soleil.



Nicole Meyer

Partie d’Olympie en mars pour entamer son périple mondial, la flamme olympique a traversé l’Afrique et l’Amérique latine pour la première fois de son histoire. Après avoir été portée par 3 600 athlètes différents sur 78 000 kilomètres, elle était de retour à Athènes en août, pour le début des Jeux olympiques.

Le 24 juin 2004, la flamme traversa Genève, portée par Nicole Meyer, Conseillère jeunesse du PNUE.





Jake Gyllenhaal, vedette internationale, a été si impressionné par ce qu’il a appris durant le tournage de Le jour d’après qu’il milite désormais pour l’environnement. La production de Roland Emmerich dont il est le héros traite en effet du réchauffement mondial. « j’ai décidé qu’il fallait que je fasse quelque chose », a déclaré Jake. « Quelque chose qui soit utile à la cause environnementale. Je préfère largement parler de l’environnement que d’un gigantesque film d’action. Le réchauffement mondial est un problème capital. »

Jake Gyllenhaal – dont les préoccupations écologiques sont partagées par son amie, l’actrice Kirsten Dunst – a décidé d’aider Future Forests, association qui appelle les gens à compenser leurs émissions de carbone en plantant des arbres ou en achetant des ampoules à faible consommation énergétique. Il a choisi de soutenir une forêt du Mozambique et raconte avec enthousiasme qu’il a acheté « des manguiers, des arbres fruitiers et des kolatiers ». Il ajoute que « ces arbres sont également sources d’emplois et d’aliments. Les populations peuvent en tirer un revenu, ce qui est important pour le développement durable ».






Samuel J. Salkin a été nommé Directeur exécutif du Fonds Richard et Rhoda Goldman et du Prix Goldman de l’environnement. Il a occupé plusieurs postes de dirigeant dans les domaines de la vente, de la distribution de gros, de la technologie et de la banque, et était encore récemment Président-Directeur général de la Jewish Community Federation de San Francisco, la plus importante œuvre caritative de Californie du Nord.


Photo : Prix Blue Planet, Prix Blue Planet, PNUE/edipresse.ch


Ce numéro:
Sommaire | Editorial K. Toepfer | Il reste du chemin à parcourir | Un consensus pratique | L’autonomisation des femmes | Des stratégies également efficaces | Personnalités de premier plan | Tranquillité d’esprit | Les jeunes filles sont l’avenir | L’énergie au service du changement | En bref : Les femmes, la santé et l’environnement | Aishwarya Rai | Une opportunité sans précédent | Publications et produits | Un héritage chimique | Une invasion toxique | Autonomisation d’abord | Des citoyennes engagées | Une perspective féminine | Après tout, « nature » est un mot féminin... | Une voix unique

 
Articles complémentaires:
En el número: Culture, values and the environment 1996
Gro Harlem Brundtland: Santé et pauvreté (La pauvreté, la santé et l’environnement) 2001
En el número: Sommet mondial sur le développement durable, 2002
En el número: L’eau douce, 2003
En el número: Eau, assainissement et humanité, 2003


AAAS Atlas of Population and Environment:
Population and natural resources
Population, waste and chemicals