La sagesse de
la Nature




Plus de 120 pays et organisations internationales vont participer à la première Exposition internationale du 21e siècle qui aura pour thème « la sagesse de la Nature ». Un des objectifs les plus importants de l’Expo 2005 – qui se tiendra à Aichi, au Japon, du 25 mars au 25 septembre 2005 – est de sensibiliser le public à des problèmes aussi mondiaux que l’écologie et la pauvreté. Quelque 15 millions de visiteurs sont attendus.

L’Association Japonaise chargée de l’organisation de l’Exposition mondiale 2005, déclare : « Pour créer de nouveaux rapports entre la nature et la vie au 21e siècle, la communauté mondiale doit inventer un nouveau mode de vie – qui soit compatible avec ce qui reste de l’environnement naturel. » Elle ajoute que « le Japon a l’intention de faire de cette exposition un laboratoire d’examen des questions mondiales et d’essayer de rétablir les liens entre les être humains et la nature ».

Les organisateurs ont introduit des politiques environnementales qui couvriront tous les aspects de l’exposition, notamment la mise en valeur du site, le fonctionnement des expositions et la vente d’aliments et de produits divers. Ce sera la première Expo à étudier plus de 200 points choisis par une étude d’impact sur l’environnement pour conserver l’écologie et supprimer les émissions de dioxyde de carbone.

La définition des cibles de gestion et de fonctionnement de l’exposition, de construction des bâtiments et de mise en valeur du site se sont appuyées sur les trois « R » (réduire, réutiliser et recycler).

Le terrain, situé dans un environnement naturel vierge, sera riche en exemples pratiques de la manière dont on peut forger des liens entre les populations et la nature. Les visiteurs emprunteront des bus navettes non polluants, à pile de carburant. La vaisselle utilisée en restauration sera fabriquée à partir de plantes et autres matériaux recyclables écophiles.

La coque extérieure du pavillon japonais sera réalisée en bambou, matériau naturellement isolant utilisé depuis fort longtemps au Japon, et son toit sera arrosé par les eaux usées, qui est un autre moyen traditionnel de tempérer les bâtiments.

Une « vision de la Terre » sphérique sur 360° permettra aux visiteurs de comprendre le fonctionnement de notre planète, et un mammouth, récemment retrouvé suite à la fonte du sol en Russie, rappellera la réalité du réchauffement mondial. Et, clin d’œil à l’avenir, le nettoyage du site sera assuré par une armée de robots.

Mais surtout, la technologie de pointe et l’énergie renouvelable seront utilisées pour montrer quelle sera à l’avenir leur contribution. Un « nouveau système d’énergie » alimentera une bonne partie du site, et notamment la totalité du pavillon japonais. L’énergie solaire sera complétée par des batteries spéciales au sulfure de sodium. Des piles à combustible alimenteront une centrale mixte qui fournira à la fois l’électricité et la climatisation des pavillons.

Il sera nécessaire d’abattre certains arbres, mais ceux-ci et les bouteilles en plastique recueillies sur place seront moulus pour fabriquer du combustible. Quant aux déchets alimentaires des restaurants, ils entreront dans un système de fermentation du méthane qui produira du gaz combustible et de l’engrais.

L’Association japonaise chargée de l’organisation de l’Exposition internationale 2005 déclare: « l’Expo 2005 représente la détermination du Japon à trouver de nouvelles modalités de vie pour le 21e siècle. C’est une initiative ambitieuse visant à redécouvrir la sagesse de la Nature – une science et une technologie inhérentes à nos environnements qui, ensemble, favorisent un bon équilibre entre la vie humaine et l’environnement »


« MANIFESTE ÉCOLOGIQUE »

L’Association japonaise chargée de l’organisation de l’Exposition internationale 2005 a élaboré un « Manifeste écologique » en sept points, qui guidera ses travaux et ceux des expositions futures.

1. Application des mesures de conservation identifiées dans l’étude d’impact environnemental.

2. Planification du site effectuée tenant compte des considérations environnementales.

3. Introduction de technologies de pointe favorisant une éco-communauté.

4. Introduction des trois « R » (réduire, réutiliser, recycler).

5. Choix de moyens de transport ayant un impact environnemental minime.

6. Création de moyens pédagogiques ludiques grâce à des événements et expositions.

7. Promotion des initiatives de protection de l’environnement par les personnes impliquées.


Photo : Association japonaise pour l'Exposition universelle 2005


Ce numéro:
Sommaire | Editorial K. Toepfer | Renforcement de la suprématie du droit | Des partenaires du droit | La justice manque parfois de vision | La force de la loi | Une question de jugement | Un droit de l’énergie | Personalités de premier plan | Etat de droit ou loi de la jungle ? | En bref : l’Etat de droit | Sebastião Salgado | L’environnement et la souveraineté | Une seule planète, des mondes différents | La sagesse de la Nature | La corruption n’est pas inéluctable | Conflits et coopération | Un point de repère général | Pour autonomiser les pauvres | Le climat juridique | Petit et efficace | L’élaboration d’un cadre


Articles complémentaires:
Biological diversity 2000
L’energie et l’environnement 2001
Dechets : Un Defi Planetaire 2004