Attirer les
investissements privés

 
Melinda L. Kimble

Le conseil d’administration de la Fondation des Nations Unies (FNU) vient d’approuver deux subventions d’un montant total de 1 250 000 dollars, destinées à inciter le secteur privé à investir dans les projets favorisant le développement durable fondé sur des sources d’énergie nouvelles et d’autres approches.

Footprint Neutral recevra 750 000 dollars de la FNU pour créer un partenariat public/privé innovateur visant à attirer les investissements dans des projets qui atténuent le changement climatique et qui présentent aussi des avantages pour la conservation et le développement. Ce partenariat s’inspire d’un projet pilote réussi entre BP, géant mondial de l’énergie, et la Commonwealth Bank en Australie, en vertu duquel le supplément payé par les consommateurs pour l’essence « BP Ultimate gasoline » est investi dans des projets permettant de contrebalancer les effets de son utilisation.

Le partenariat vise à inciter les sociétés, les municipalités et d’autres partenaires à investir dans des projets contrebalançant leur impact sur le climat mondial, en développant et en commercialisant tout un éventail d’initiatives liées aux énergies nouvelles et à l’élimination du carbone.

Pour relever les défis environnementaux mondiaux et atténuer la pauvreté, il faut l’engagement des gouvernements, bien sûr, mais aussi celui des entreprises et des consommateurs, et leur ingéniosité et leurs ressources. Footprint Neutral est un nouveau mécanisme innovateur qui permet de le faire.

L’Initiative de financement de l’énergie durable (SEFI) recevra 500 000 dollars du FNU et 250 000 dollars du Ministère italien de l’Environnement et du Territoire (IMET). Conçue et mise en place par le PNUE et l’Agence de Bâle pour la promotion de l’énergie durable, la SEFI incitera les entreprises à investir dans le financement du développement de l’énergie durable. Par le passé, le manque d’information et d’expertise – associé à l’absence d’outils permettant de quantifier, atténuer et couvrir les projets et les risques financiers – ont limité les investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Les subventions de la FNU et de l’IMET serviront à mettre en place la structure opérationnelle et de gestion de la SEFI, à créer une stratégie de communication et de sensibilisation, à développer les ressources d’information destinées aux financiers, et à bâtir des partenariats à travers une Conférence mondiale sur le financement de l’énergie durable, un Groupe de travail sur l’énergie durable dans le cadre de l’Initiative de financement du PNUE, et une Initiative pour l’énergie renouvelable dans le cadre d’une agence de crédits à l’exportation.

Grâce à ces diverses activités, le SEFI améliorera la connaissance des nouvelles opportunités en matière de financement de l’énergie renouvelable et de l’efficacité énergétique, et elle développera les outils et partenariats nécessaires pour minimiser les risques liés aux investissements et améliorer la confiance des investisseurs


Melinda L. Kimble est Vice-présidente des Programmes, Fondation des Nations Unies.

Photo : T. Kitahata/PNUE/Topham


Ce numéro:
Sommaire | Editorial K. Toepfer | Le réveil | La sécurité ça se plante ! | Une paix naturelle | Personnalités | Il n’est plus temps de tergiverser | Attirer les investissements privés | Réorientons le débat sur l’énergie et la sécurité | En bref : Sécurité environnementale | Profil : Salman Ahmad | Combien de planètes Terre ? | Casques verts | Produits et publications | Initiative pour le changement | Sécurité et turbulence | L’eau et la guerre | Vaincre la « malédiction des ressources » | Le vert, couleur de la paix | C’est une question de pauvreté