'image hollywoodienne des Indiens d'Amérique - celle de peuples belliqueux vivant dans des tipis et chassant le bison sur les plaines américaines - n'a jamais concerné qu'un nombre restreint de peuples autochtones d'Amérique du Nord. Les Amérindiens ont toujours été un groupe extrêmement divers aux modes de vie très différents, reflétant toute une variété d'écosystèmes et la manière dont chaque tribu vit en harmonie au sein de son écosystème. Les populations du Nord-est boisé ne se sont pas adaptées à leur milieu de la même manière que celles des grandes plaines. Et celles des régions désertiques et hostiles du Sud-ouest ont des modes de vie très différents de ceux des pêcheurs vivant dans les forêts du Pacifique Nord-Ouest.

Le groupe de Knife River dans le Dakota Nord, par exemple, qui comprend les Hidatsas, les Mandans et les Arikaras, ont des cultures qui coexistaient parfaitement avec leur milieu naturel. Lorsque ces tribus cultivaient leurs quatre denrées principales - maïs, haricots, tournesols et courges - ils utilisaient des méthodes ingénieuses, faisant par exemple pousser leurs haricots grimpants sur les tiges de maïs, qui servaient ainsi de support et de protection contre les éléments. Ils ont également mis au point des variétés de maïs spécialement adaptées au cycle végétatif court et aux faibles pluies des plaines du Nord.

Durant la saison de la chasse, l'ensemble de la communauté jouait un rôle dans la préparation du gibier à diverses fins. La quasi-totalité de l'animal était utilisée car le gaspillage de toute partie de son corps enfreignait les valeurs spirituelles fondamentales des Indiens (voir encadré).

l'hiver étant très long, il se préparait soigneusement. Les Indiens s'attachaient à assurer le bien-être de l'ensemble du groupe au lieu de se focaliser sur leur propre famille. Les légumes et les semences étaient conservés dans des fosses creusées dans le sol (conçues pour les protéger de l'humidité) et la viande était coupée en bandes puis séchée au soleil ou sur un feu. Les Indiens savaient ce qu'il fallait cultiver et chasser de façon à ce que chacun ait suffisamment à manger tout au long de l'année. Ils ne connaissaient pas le gaspillage ?caractéristique de nombre de méthodes actuelles d'agriculture et de distribution alimentaire.

Bien que considérés comme des Indiens des plaines, les populations de Knife River n'utilisaient les tipis que comme abris de fortune lorsqu'ils partaient en expédition de chasse. La plus grande partie de l'année, ils vivaient dans des maisons en terre bâties sur des terrasses surplombant la rivière et enfoncées dans le sol pour supporter les conditions climatiques extrêmes. Bien isolés, ces logements en terre les protégeaient du froid en hiver et de la chaleur en été. Durant les mois les plus froids, pour supporter les températures hivernales extrêmes, ces groupes se réfugiaient dans des zones forestières mieux abritées et dans des cases plus petites qui conservaient mieux la chaleur.

 


Village hidatsa. Cases recouvertes de terre sur la Knife River, par George Catlin
photo : Smithsonian American Art Museum, don de Mme Joseph Harrison, Jr.

> Viande - consommée et mise en conserve
> Os - alènes, perles, dés à jouer
> Graisse - savon, teintures, assouplissant pour les peaux
> Enveloppe du cœur et gros intestin - outres pour conserver les liquides comme la graisse et l'huile
> Peaux et cuirs - habitations, coques de bateaux (puis recyclage en mocassins)
> Côtes - patins de traîneaux
> Déchets de peau/cornes/sabots - bouillis pour faire de la colle
> Os poreux - pinceaux
> Tendons (de l'épine dorsale et des pattes) - liens très solides
> Vessie - seaux
> Déchets de peau et de poils - poupées, balles à jouer
> Dents - perles/décorations sur les vêtements
> Vertèbres - pions de jeux


carte : www.motherplanet.com, modifiEe par Deia Schlosberg

 
         
 


Les Anasazis vivaient sur le haut plateau de la région de Four Corners aux Etats-Unis - un désert rocheux et montagneux, couverts de plantes de maquis et de brousse rachitiques. Disposant de ressources limitées, les Anasazis s'étaient installés dans les hautes falaises de la région, bénéficiant ainsi d'une protection naturelle. Leurs habitations étaient bâties à même la falaise. La conception de ces logements montre que ce peuple ne cherchait pas à dompter la nature mais qu'au contraire, il tenait compte des impératifs de celle-ci.

 


Les Pequots vivaient dans l'Est du Connecticut actuel, et leur mode de vie était semblable à celui d'autres groupes des forêts. Ils habitaient dans des wigwams - de petites cases ovales constituées de jeunes arbres courbés et recouvertes d'écorces. Ils pêchaient dans les rivières et dans l'océan, et chassaient le gibier des forêts comme le cerf, le wapiti et l'ours. Ils avaient mis au point d'excellentes méthodes de culture du maïs et des haricots. A l'époque la plus florissante, il y avait près 8 000 Pequots, répartis sur 650 kilomètres carrés.

 
 
Habitation anasazi bâtie à même la falaise dans le Canyon de Chelly au Nouveau-Mexique
photo : PNUE/Topham
 
photo : LCPS Photo Gallery
 
         
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