e 19 juillet 2004, plus de 450 ambassadeurs de la jeunesse venus de pays aussi différents que la Colombie, l'Irlande, le Liban ou le Ghana sont arrivés en force dans la ville américaine de New London dans le Connecticut pour participer à la Conférence internationale des enfants sur l'environnement. Lors de la cérémonie d'ouverture - après un accueil placé sous le signe de la danse et de la musique - Jane Goodall, la célèbre chercheuse spécialisée dans les primates, a déclaré aux participants : « Non seulement vous pouvez changer le monde, mais vous êtes en train de le changer. »

Les ambassadeurs - âgés de 10 à 13 ans - représentaient 50 nations de six continents. La conférence leur a donné de nombreuses occasions de discuter de ce qu'ils pouvaient faire pour protéger leur planète et préserver ses ressources naturelles pour les générations futures. Ils ont convenu qu'une des choses les plus importantes qu'ils puissent faire était de discuter avec leurs amis et leur famille. « Je veux qu'ils sachent tous qu'il est important de penser à l'environnement », a déclaré Ritsuya Kishida, 13 ans, originaire de Tokyo au Japon, qui dirige un projet de nettoyage de sa ville.

Entre deux déplacements sur le terrain, ateliers ou spectacles de hip hop, les participants ont planché sur les problèmes environnementaux actuels et proposé des solutions viables. En se fondant sur les résultats de leurs travaux, ils ont convenu d'une série d'engagements et de défis visant à mieux gérer la terre et ses ressources.

Michael Van Leesten, Président de la Coalition internationale en faveur des enfants et de l'environnement, a déclaré que la conférence montrait le bon exemple aux adultes : « C'est la preuve que ce qui se passe actuellement dans le monde est curable si nous pouvons favoriser l'émergence d'un groupe totalement nouveau de futurs dirigeants du monde. C'est aussi simple que cela ! »

A la fin de la conférence, les représentants étaient fiers de ce qu'ils avaient accompli ensemble. Voici ce qu'en pensait Lauren Kirk, 13 ans, originaire du centre du Queensland en Australie :
« Ce sont les petits détails qui comptent. Je suis convaincue que les enfants du monde peuvent s'unir, faire une différence et aider à atténuer notre empreinte environnementale. »

 

 

 Les engagements et défis 2004

Nous, participants de la Conférence internationale des enfants sur l'environnement TUNZA 2004, nous engageons à faire de notre mieux :
Pour respecter, soutenir, partager et célébrer les cultures et connaissances des populations autochtones.
Pour ne pas nuire aux plantes et aux animaux, en particulier aux espèces menacées.
Pour établir ou apporter notre aide à une association locale de protection des animaux, qu'il s'agisse d'animaux domestiques ou d'espèces menacées.
Pour sensibiliser les autres à l'importance de la biodiversité.
Pour utiliser judicieusement l'eau, l'énergie et les autres ressources.
Pour recueillir et réutiliser l'eau de pluie.
Pour nous éduquer et sensibiliser les autres à la valeur de l'eau et au problème de la pollution.
Pour participer aux nettoyages de rivières ou de côtes proches de chez nous.
Pour acheter et utiliser des produits peu énergivores, et pour conserver si possible l'énergie.
Pour planter dans nos communautés des arbres, des plantes et espèces rares originaires de notre région.
Pour manger des aliments cultivés sans l'aide de produits chimiques polluants.
Pour écrire des lettres et pétitions à nos gouvernements et autorités locales leur demandant de prendre des mesures, en citant les enjeux suivants :


Nous, participants à la Conférence internationale des enfants sur l'environnement TUNZA 2004, mettons au défi les dirigeants mondiaux de soutenir les engagements que nous avons pris :

En traitant équitablement les populations autochtones et en respectant leurs droits, en les faisant participer
aux décisions et en leur rendant les objets traditionnels qui leur ont été pris.
En protégeant les cultures et en aidant les populations indigènes à conserver leurs traditions dans le cadre de
fêtes et de jours fériés.
En arrêtant de s'approprier les terres de populations autochtones et en étudiant des moyens de dédommager celles-ci si la restitution n'est pas possible.
En protégeant la biodiversité naturelle de leurs régions et en créant des sites naturels protégés dans les zones sensibles.
En fournissant d'autres sources d'alimentation et d'emploi aux personnes qui vivent actuellement de l'exploitation d'espèces menacées.
En traitant l'eau comme une ressource mondiale et en partageant cette ressource.
En faisant respecter les lois qui empêchent le déversement de déchets dans les rivières et en veillant à ce que les sanctions soient suffisantes pour dissuader les sociétés de polluer.
En sensibilisant le public, grâce aux médias, au programme scolaire et à toute autre méthode disponible, en leur rappelant qu'il faut utiliser l'eau, l'énergie et les autres ressources de manière judicieuse.
En soutenant les méthodes agricoles ne faisant pas appel à des produits chimiques polluants et en investissant dans ces méthodes.
En investissant dans des sources d'énergie de remplacement, et en mettant les énergies vertes à la portée de tous.
En soutenant les associations locales de protection de l'environnement.
 
     
 
Notre objectif commun
Durant la conférence, chacun a eu l'occasion de faire partager sa culture à d'autres. Nous ne parlons pas tous la même langue mais nous attachons de l'importance aux mêmes choses. D'où que nous venions, la manière dont les humains traitent l'environnement nous touche tous. Nous avons tous un intérêt dans le devenir de la terre, parce qu'après tout, elle est notre habitat commun. Si nous voulons protéger le monde, pour nous-mêmes et pour nos futurs enfants, il va falloir que nous commencions à travailler ensemble pour résoudre les grands problèmes comme la pollution et pour protéger nos précieuses ressources.

Alex Lin et Christine Kong, deux des participants, ont résumé ainsi la rencontre :
« Ici, le monde est en paix, toutes les religions travaillent ensemble, rient ensemble et s'amusent ensemble. Nous avons tous un but commun : aider l'environnement et le reste du monde. Aujourd'hui, nous les participants, nous sommes en train de faire ce que bien des adultes du monde ne sont pas capables de faire : nous travaillons ensemble, en paix. Si le monde entier était comme nous, il n'y aurait plus de guerres. »

 
 
 

Merci beaucoup ! Nous exprimons toute notre gratitude à nos parrains fondateurs, la nation tribale Mashantucket Pequot, sans qui cette formidable rencontre n'aurait pas été possible. Nous remercions également tous ceux qui ont apporté leur concours, pratique ou financier, à l'organisation de la conférence, ainsi que la Coalition internationale en faveur des enfants et de l'environnement, le Programme des Nations Unies pour l'environnement et le Connecticut College.

Michael Thomas
PrEsident de la nation tribale Mashantucket Pequot

 
 

 

photo : la nation tribale Mashantucket Pequot

 
 
      Photos : PNUE  
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