En 1972, l'ancienne Première ministre indienne Indira Gandhi choquait le monde en déclarant : Cette déclaration continue à se vérifier dans les rues de Mumbai.

 
         
 

Pour les 7 millions d'habitants des bidonvilles de Mumbai, la maladie et la pollution sont inextricablement liées. Les gens qui n'ont pas les moyens de régler le coût du ramassage des ordures s'en débarrassent dans les rues, et ceux qui ne disposent pas d'assainissement déposent les excréments humains dans les lieux publics. Les effluents non traités s'écoulent dans les criques locales et dans les eaux côtières, et les moustiques et les mouches répandent de nombreuses maladies dans les bidonvilles surpeuplés.

Trente pour cent des pauvres du monde vivent dans des centres urbains. Les 70 % restants - soit plus d'un tiers de la population mondiale - habitent des zones rurales marginales, écologiquement fragiles, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine. Bien que les difficultés des populations varient, la pauvreté coûte fort cher en termes humains et environnementaux.

La vie de la plupart des pauvres des campagnes dépend de ressources naturelles limitées. Le désespoir les pousse à prendre ce qu'ils peuvent de la terre et de l'eau, appauvrissant souvent les ressources indispensables à leur propre survie. Mais ils n'ont guère le choix.

Espèces spéciales
Madagascar abrite 150 000 espèces de faune et de flore introuvables ailleurs. Des oiseaux, des lémurs et des caméléons uniques vivent sur l'île - en compagnie de 16 millions d'habitants dont 12,8 millions disposent de moins de 2 dollars par jour pour vivre. La plupart d'entre eux pratiquent la culture itinérante sur brûlis, et déboisent pour cultiver du riz, de la vanille, du café ou de la canne à sucre. Quatre-vingt pour cent des forêts tropicales du pays ont déjà été détruits.

Le gouvernement malgache a promis de tripler la taille de ses parcs nationaux, dont l'étendue passera de 1,7 million à 6 millions d'hectares d'ici à fin 2008. Cette mesure paraît dévastatrice pour les pauvres dont les moyens d'existence sont liés à la forêt. Ils reconnaissent les avantages à long terme avancés par les écologistes - les forêts empêchent l'érosion des sols et conservent l'eau et les nutriments - mais ils se demandent ce qu'ils feront s'ils ne peuvent plus couper du bois de chauffe ou brûler des terres pour les cultiver.

 

Solutions doubles
De plus en plus, les gouvernements et les citoyens résolvent ce genre de dilemme en réalisant que l'atténuation de la pauvreté peut également régler les problèmes de dégradation de l'environnement. Lorsque les pauvres ont accès à l'emploi, à l'éducation et aux services essentiels, ils parviennent à subvenir à leurs besoins sans porter atteinte à l'environnement.

L'accès à l'eau potable et à un assainissement rudimentaire permet d'enrayer la diffusion de maladies comme la diarrhée, le choléra et la malaria. Les gens mènent alors une vie plus active et plus productive. A Mumbai, un association de bénévoles appelée Community of Resource Organisations (CORO) associe les campagnes d'alphabétisation à un programme de toilettes payantes : elle emploie des jeunes du bidonville pour effectuer la maintenance et enseigner aux habitants les règles de propreté et d'assainissement grâce à matériel pédagogique simple.

Priorité au vert !
A Madagascar, les cultivateurs que cela intéresse bénéficient d'une formation à des techniques écophiles et peu coûteuses de maximisation des rendements. Des associations de conservation distribuent également des fourneaux très efficaces qui permettent de réduire la consommation de bois de chauffe. De nouvelles opportunités de travail sont apparues, notamment l'emploi de guides dans le secteur en pleine croissance de l'écotourisme. Bénéficiant de revenus plus réguliers, les habitants de l'île ont commencé à apprécier vraiment leur biodiversité. Et les pauvres comprennent maintenant qu'ils ont eux aussi tout intérêt à protéger la beauté de Madagascar.

 
      photo : S. Dolme/PNUE/Topham  
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