Ça bourdonne de partout dans la campagne, au Kenya. Grâce à des microcrédits, des petits agriculteurs vont pouvoir se lancer dans l'apiculture pour arrondir leurs revenus - une activité qui vaut de l'or.

Fondée en 2000, l'entreprise Honey Care Africa finance et forme les futurs apiculteurs et leur ouvre des débouchés commerciaux. Son programme « Money for Honey » (De l'argent pour le miel) garantit un prix équitable pour le miel destiné à la vente dans les supermarchés locaux. L'apiculture est un moyen efficace de valoriser la terre et de surcroît, une activité rentable - de plus, la pollinisation des cultures vivrières d'exploitations voisines par les abeilles améliore les récoltes.

Des programmes de microcrédit comme celui-ci gagnent en popularité dans le monde entier : ce n'est pas pour rien que 2005 a été désignée l'Année internationale du microcrédit. Il s'agit de sommes souvent minimes prêtées à des personnes défavorisées afin de les aider à créer de petites entreprises - geste que les banques ordinaires ne sont pas disposées en général à faire. Avec des plans d'épargne, d'assurance et de transfert de capitaux, les microcrédits s'inscrivent dans un éventail croissant d'instruments financiers destinés aux plus démunis et portant le nom collectif de microfinance.

Plus de la moitié de la population active travaille à son compte. De petits emprunts peuvent sauver de la faillite les 500 millions de microentrepreneurs indépendants et leur garantir des revenus convenables. Bien gérées, ces sommes minimes peuvent contribuer à la réussite commerciale d'entreprises et tirer ainsi des familles - ou des communautés - entières de la pauvreté.

Sac de blé : 1,40 dollar
Plaque à frire pour tortillas : 3,00 dollars
Coût mensuel de permis de tenir un
étal en bordure de route : 5,50 dollars
Cuisiner pour se sortir de la misère : inestimable

 

Paquet de vieux vêtements : 2,50 dollars
Fils, aiguilles et épingles : 1,40 dollar
Âne pour le transport : 12 dollars
Coudre pour se sortir de la misère : inestimable

A Andhra Pradesh, l'un des Etats les plus pauvres de l'Inde, un travailleur moyen gagne 1,20 dollar par jour. Des ouvriers agricoles touchent souvent moins. Gonuguntla Mariamma, née pauvre et mariée à l'âge de 10 ans, s'est louée comme manœuvre avec ses enfants pour travailler dans des champs, tandis que le terrain de 0,8 hectare de sa famille restait en friche parce qu'elle n'avait pas les moyens de se payer des semences ou d'irriguer.

C'est alors que la Society for Helping to Awaken Rural Poor through Education (Société d'aide des pauvres en milieu rural par le biais de l'éducation) - SHARE est arrivée dans son village. Gonuguntla a emprunté pour acheter un buffle et a vendu le lait pour vivre. Elle a fait un second emprunt et acheté un autre buffle. Avec le produit de la vente de lait, elle a défriché le terrain familial et planté quelques orangers. La terre naguère aride produit maintenant du lait et des oranges en abondance.


photo : S. Ndwiga, avec la permission de Photoshare

 
         
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