photo : http://www.sentex.net/~edc/VerticalGardens/

Les toits au-dessus de nos têtes pourraient bientôt se transformer en sol sous nos pieds. A l'heure où le développement urbain empiète sur les espaces verts et sur les friches industrielles, les spécialistes de la conservation se tournent de plus en plus vers le ciel.

Les toits verts - qui concernent aussi bien les bâtiments d'un étage que les gratte-ciel - peuvent apporter de la verdure et de la faune au cœur même des villes. Ils permettent également d'économiser de l'énergie grâce à l'isolation qu'ils procurent, d'absorber la pollution aérienne et acoustique, de protéger les immeubles des éléments climatiques, d'absorber la pluie et de réduire les écoulements pluviaux, et de lutter contre la hausse des températures en zones urbaines.

Populaires dans toute l'Europe - l'Allemagne, par exemple, compte environ 1 300 hectares de toits verts - et de plus en plus remarqués en Amérique du Nord et en Asie, les espaces verts aériens varient en taille et en fonction, tout comme leurs équivalents au sol. Ils sont aussi différents que les oiseaux, animaux, insectes et humains qu'ils attirent.

 

Il y a dix ans, trois jeunes Canadiens - Jonathan Woods, Tracey Loverock et Lauren Baker - ont fondé Annex Organics et décidé de cultiver leurs légumes sur le toit d'un entrepôt de Toronto. Dès la première année, ils ont récolté 230 kilos de tomates bio, qu'ils ont revendues à des restaurants et magasins de la ville. Depuis, ils ont élargi leur gamme et cultivent désormais de la luzerne, des lentilles, des poivrons, des aubergines et des alkékenges du Pérou. Souhaitant augmenter la production alimentaire locale, la ville a subventionné cette entreprise et a investi dans la recherche de projets similaires.

Au centre de Tokyo, les piétons peuvent apercevoir des fleurs de cerisier au sommet de l'immeuble de dix étages du fabricant de grues Komatsu. Depuis près de quarante ans, le jardin de 1 300 mètres carrés de la société permet aux employés de faire une pause agréable parmi 1 000 espèces de fleurs et de plantes. En 2001, la ville a décidé que tous les bâtiments neufs dont le toit couvre plus de 1 000 mètres carrés devront être au moins en partie couverts de végétation. Aujourd'hui, 16,3 hectares d'espaces verts ont déjà été créés ainsi, ce qui représente une surface comparable à celle du parc Hibiya de la ville.


photo : http://www.hadj.net/green-roofs/photos.html

 
         
  << Dernier : Quand une friche devient réserve  
Prochain : 7 merveilles des villes >>
 
         
  Liens relatifs :
World Environment Day Version PDF

  Préparons une planète urbaine Les éléments essentiels Avec vue sur l'avenir Vivre en ville, mais à quel prix ! L'essai Tunza Tunza répond à vos questions
Des déchets utiles Supersize me ! Le Kaiser vert Des villes plus grandes et plus vertes ? Déchets : les solutions existent La vie dans une déchetterie
  Insolite mais solide Le sport au service de l'environnement L'exode rural de la faune Quand une friche devient réserve Des jardins suspendus 7 merveilles des villes
      Au sujet de Tunza Tunza English version Versión española