Les cibles et les recommandations internationales - y compris celles concernant les Objectifs du millénaire pour le développement et la Convention sur la diversité biologique - sont conçues pour faciliter les prises de décision de chacun et freiner le déclin de la diversité biologique.

Mais comment savoir si nous sommes en progrès par rapport aux cibles fixées ? Comment connaître les impacts de nos décisions ? Comment mesurer la diversité biologique et son évolution ?

 
 
 

La diversité biologique est un domaine très complexe et pour le moment, nous sommes incapables de l'évaluer intégralement. Par contre, nous savons en mesurer certains aspects et utilisons des indicateurs permettant de faire le point de nos connaissances.

Certains de ces indicateurs comparent les données disponibles à des tendances générales, à la manière des indicateurs économiques ou boursiers. C'est notamment le cas de l'Indice de la planète vivante du WWF - qui étudie les tendances en matière de populations animales et permet d'obtenir une vue d'ensemble de toute la biodiversité. C'est une approche intéressante, mais elle suppose de disposer de données fiables. D'autres indicateurs mettent l'accent sur des aspects particuliers de la biodiversité, comme la population de poissons d'un lac ou d'une mer.

Rares sont ceux qui, comme l'Indice de la planète vivante, sont largement acceptés, et même ceux-là ne peuvent pas être appliqués de manière universelle pour diverses raisons :

  • L'importance de certains aspects de la biodiversité varie en fonction de la région. Certaines populations ont besoin des espèces sauvages pour s'alimenter ; d'autres apprécient la beauté de la nature ; pour d'autres encore, c'est l'eau douce issue d'écosystèmes non pollués qui compte le plus.
 
  • Les données sur les composantes de la biodiversité sont rares et variables. Nous ne disposons pas encore de surveillances et d'enquêtes systématiques de ses aspects les plus importants.

La situation s'améliore : les données sont plus nombreuses et nos priorités plus claires. Un projet d'indicateurs nationaux de la biodiversité - faisant participer l'Équateur, le Kenya, les Philippines et l'Ukraine - a montré que de nombreux pays possédaient déjà les informations susceptibles de fournir de précieux indicateurs. Mais il reste encore beaucoup à faire pour trouver comment les exploiter au mieux et pour procéder à des évaluations significatives et reproductibles.

Val Kapos

 
         
 

Les scientifiques pensent avoir découvert une toute nouvelle race de mammifères au cœur d'une des régions sauvages les plus riches, les moins étudiées et les plus menacées de la Terre.

L'animal - qui fait penser à un croisement entre un chat et un renard - semble être carnivore. Il a été filmé par une caméra infrarouge automatique mise en place par des chercheurs du Fonds mondial pour la nature (WWF) dans la forêt du Parc national Kayam Menterong de Bornéo. Il est roux et possède une longue queue touffue.

Très peu de mammifères ont été découverts depuis 70 ans. Pendant les années 1990, six nouvelles espèces avaient été identifiées dans des forêts reculées du Viet Nam - un rhinocéros, un lapin, trois cerfs et un primate - mais aucune nouvelle découverte n'était intervenue depuis celle du kouprey en 1937. Les nouveaux carnivores sont encore plus rares, le dernier était le furet blaireau de Bornéo découvert sur l'île en 1895.

 

Depuis dix ans, la même équipe a répertorié à Bornéo 361 espèces totalement nouvelles - 260 insectes, 50 plantes, 30 poissons d'eau douce, sept grenouilles, six lézards, cinq crabes, deux serpents et un crapaud - soit trois par mois. Malheureusement, nombre d'entre elles sont menacées : les écologistes craignent que les nouveaux mammifères disparaissent avant même qu'ils aient eu le temps de les étudier.

wwf/bbc.org

 

 
         
         
  rassemble les données concernant plus de 1 100 espèces du monde entier pour en dégager les grandes tendances. Son indice terrestre mesure l'évolution du nombre de 562 espèces des forêts, herbages, savanes, déserts et toundras. L'indice d'eau douce concerne 323 espèces vivant dans les lacs, rivières et terres humides, et l'indice marin répertorie 267 espèces des écosystèmes marins et côtiers du monde.  
   
      Source : WWF/PNUE-WCMC  
     
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  Liens relatifs :
Convention on Biological Diversity WWF Living Planet Report 2004 Mysterious carnivore discovered in Borneo’s forests Version PDF
         

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