Les cultures et les races de bétail traditionnelles disparaissent au fur et à mesure que se développe l'agriculture intensive, notamment dans une bonne partie du monde en développement.

Lorsque la monoculture progresse, les sols perdent de leur matière organique et, généralement aussi, de leur fertilité. Les ravageurs sont moins divers mais plus nombreux. On utilise donc de plus grandes quantités de pesticides pour remédier au problème, ce qui accélère souvent la dégradation des sols. Et les ravageurs et les maladies peuvent développer une résistance aux produits chimiques utilisés pour les combattre. La solution consiste à croiser les cultures tous les cinq à quinze ans - en faisant souvent appel à des souches sauvages.

Cela a bien fonctionné dans le cas de la rouille jaune du blé, maladie qui prit des proportions épidémiques aux États-Unis dans les années 1960. Le Montana perdait chaque année un tiers de ses récoltes. On découvrit alors que les gènes d'un blé sauvage turc résistaient à la rouille et à 50 autres maladies, ce qui permit d'économiser chaque année des millions de dollars.

  Par ailleurs, la constitution génétique du maïs fut renforcée par la découverte en 1977 d'une plante considérée comme son ancêtre. Ce fut l'événement botanique du siècle. Lorsqu'on croise cette souche (Zea diploperennis) avec des souches cultivées, elle confère à celles-ci une résistance à sept grandes maladies, et notamment à un champignon attaquant les feuilles de maïs, responsable de plus de 2 milliards de dollars de pertes dans la ceinture de maïs américaine dans les années 1970. On estime que si 1 % seulement des cultures américaines bénéficiaient de ce croisement, les économies s'élèveraient à 250 millions de dollars par an.

Malheureusement, au fur et à mesure que les monocultures progressent, détruisant au passage la variété et donc d'importantes ressources génétiques, des souches qui pourraient un jour les sauver s'anéantissent.

 
 
I. Johnson/PNUE/Topham T. Paramjit/PNUE/Topham
 
 

Source : FAO
E. Nizamova
/PNUE/Topham

 

 

 

 

T.W. Waltrip
/PNUE/Topham

 
         
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