De grands scientifiques ont conclu que la destruction de la biodiversité représente une telle menace pour notre civilisation qu'elle « vient immédiatement après la guerre thermonucléaire ».

Mais la biodiversité, qu'est-ce que c'est exactement ?
La diversité biologique représente la gamme complète de la diversité génétique, des espèces et des écosystèmes de toute la biosphère, qui inclut l'atmosphère, l'eau de la planète et la croûte terrestre. La biodiversité est également la variété et les relations qui existent entre tous les éléments de la vie de la planète - des animaux aux êtres humains en passant par les microbes et les insectes.

La plupart des scientifiques s'accordent à penser que le monde renferme environ 13 millions d'espèces, mais certains avancent un chiffre qui pourrait atteindre 100 millions. Quel que soit le chiffre exact, nous n'avons jusqu'ici réussi à n'en identifier que 1,75 million. Bien moins de 1 % des espèces ont été étudiées en détail pour leur valeur potentielle pour l'humanité - et celles dont on a étudié l'importance qu'elles représentent pour la nature sont encore moins nombreuses.Pourtant, la diversité de la vie est en train de disparaître à une rapidité sans précédent. Les espèces disparaissent aujourd'hui mille fois plus vite que le taux naturel d'extinction, ou même plus rapidement. Et le rythme continuera à s'accélérer si nous ne prenons pas de mesures pour renverser la tendance. Certains scientifiques pensent que d'ici à 2050, la moitié de toutes les espèces qui étaient vivantes en 1992 pourraient avoir disparu à jamais.

 

La plus grande menace pour la biodiversité, c'est l'être humain. Nous détruisons des habitats naturels si vite que nous sommes incapables d'évaluer l'ampleur des dégâts. Prenons l'exemple de l'if occidental des forêts ombrophiles tempérées du nord-ouest de l'Amérique. Depuis fort longtemps, les exploitants forestiers le brûlaient car ils le considéraient comme indésirable. En 1991, on a découvert que cet if recelait le plus important médicament anticancéreux découvert au cours des quinze années précédentes. En détruisant son habitat, on a failli passer à côté d'une formidable possibilité de sauver des vies humaines. Il est certain que d'innombrables remèdes miracles naturels restent à découvrir. Mais comme nous détruisons tant d'écosystèmes si rapidement, nous ne saurons jamais tous les bienfaits qu'ils auraient pu nous apporter.

Certaines des régions les plus riches en biodiversité sont également les plus menacées de la planète. Une récente analyse fait apparaître que 75 % des mammifères, oiseaux et amphibiens les plus menacés de la Terre vivent dans 34 régions bien précises, qui ne couvrent que 2,3 % de la superficie du globe. On essaie donc aujourd'hui de se concentrer sur leur protection.

Pourrions-nous nous contenter de protéger ces régions ? De nombreux biologistes considèrent que ce serait un mauvais calcul. Nous ne savons pas ce que recèle le monde. Il est probable que la transformation ou la destruction des zones sauvages auraient des répercussions qui nous échappent.

 
         
 

 
  Les forêts sont la plus importante source de biodiversité terrestre : on estime qu'elles abritent la moitié des espèces mondiales de faune et de flore. Les humains ont déjà déboisé la moitié environ des forêts naturelles, pour en exploiter le bois mais aussi pour faire place à des cultures ou plantations. L'Institut mondial pour les ressources estime que 40 % environ des dernières forêts naturelles pourraient disparaître dans les dix ou vingt prochaines années, voire plus tôt.      
   

Les limites de la pêche
Le poisson fournit 16 % des protéines que nous consommons. Les captures mondiales de poisson sont passées de moins de 20 millions de tonnes en 1950 à plus de 93 millions de tonnes en 2002. Nous avons peut-être atteint une limite : 75 % des réserves marines de poissons sont aujourd'hui pleinement exploitées ou surexploitées. Et pour répondre à une hausse de la demande, nous allons de plus en plus loin dans l'exploitation de la chaîne alimentaire, ce qui rend d'autant plus difficile le rétablissement d'une espèce appauvrie.

État des ressources halieutiques

Source: FAO/UNEP/MEA

 
         
   
         
   
  Source: PNUE/AAAS   Les estimations d'espèces décrites sont incomplètes dans la mesure où de nouvelles espèces viennent constamment s'ajouter à la liste. Les chiffres généralement utilisés par les scientifiques sont de 1,75 million pour les espèces décrites et de 13,62 millions pour toutes les espèces.  
     
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