On appelle cela « l'eau virtuelle ». Ce n'est pas celle que nous buvons ou que nous utilisons directement à la maison, mais celle qui a servi à produire les aliments et autres biens que nous consommons. Prenons le jus d'orange, par exemple : pour produire un litre de jus, il a fallu 22 litres d'eau, qui ont servi à irriguer les orangers et à laver les fruits.

Bien entendu, les aliments cultivés sur des terres irriguées ont une empreinte hydrique plus grande que les cultures arrosées par les pluies. Les nations possédant un climat chaud ont tendance à utiliser davantage d'eau, tout comme celles qui consomment beaucoup de viande : il faut 22 000 litres d'eau pour produire un seul kilo de bœuf, alors que 1 000 litres suffisent à arroser 1 kilo de céréales.

 

Chaque fois qu'un pays importe un aliment, il importe aussi l'eau virtuelle indissociable de sa production. Importer 1 kilo de céréales, par exemple, revient à importer 1 000 litres d'eau virtuelle.

Il n'existe pratiquement pas de commerce international de l'eau : elle est trop lourde et son transport sur de longues distances se révèle trop coûteux. Par contre, le commerce de
l'eau virtuelle est une réalité, et on estime qu'il représente environ 15 % de l'eau utilisée par les populations. Il existe de grandes différences entre les pays. Les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, l'Argentine et la Thaïlande sont tous de gros exportateurs d'eau virtuelle, tandis que le Japon, le Sri Lanka, l'Italie, la République de Corée et les Pays-Bas sont de gros importateurs. Les exportateurs exercent une forte demande sur les ressources en eau de leur pays tandis que les importateurs font supporter à d'autres une partie de leur demande.

 
         
         
 

Importations et exportations d'eau virtuelle

 

 
  Source : Chapagain and Hoekstra, 2004 Water Footprints of Nations; UN/WWAP 2006, UN World Water Development Report 2  
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